Développement dun biosenseur fluorescent duranyle pour la surveillance environnementale
| Auteur / Autrice : | Nicolas Jans-robinson |
| Direction : | Catherine Berthomieu, Sandrine Sauge-merle |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Biologie-Santé - Spécialité Biotechnologie |
| Date : | Inscription en doctorat le Soutenance le 06/02/2025 |
| Etablissement(s) : | Aix-Marseille |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Sciences du Vivant |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : BIAM - Institut de Biosciences et Biotechnologies d'Aix-Marseille - CEA/CNRS/AMU |
| Equipe de recherche : BIAM - IPM - interactions protéine métal | |
| Jury : | Président / Présidente : Hélène Javot |
| Examinateurs / Examinatrices : Catherine Berthomieu, Claude Alban, Jean Aupiais, Sandrine Sauge-merle, Maria-Rosa Beccia | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Claude Alban, Jean Aupiais |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
L'uranium est un radionucléide naturellement retrouvé dans l'environnement, mais également à la suite dactivités humaines (cycle du nucléaire, exploitation minière, utilisation d'engrais et d'armement). La forme la plus stable de l'uranium en solution aqueuse est le cation uranyle UO22+. Il peut être chélaté par divers ions et protéines et peut affecter la santé de nombreux organismes, dont l'homme. La concentration maximale duranium établie par l'OMS dans l'eau potable est de 30 μg/L. Par conséquent, la surveillance environnementale est un domaine de recherche essentiel, tant du point de vue environnemental que sanitaire. Les techniques utilisées aujourd'hui pour la détection de l'uranium en solution aqueuse mesurent la concentration totale de l'uranium, qui diffère de sa fraction biodisponible, définie comme la quantité capable de pénétrer dans un organisme vivant. Il n'existe actuellement aucun système capable de détecter la fraction biodisponible de l'uranium, qui est estimée par des approches théoriques. Les biosenseurs, définis comme des « instruments analytiques combinant une composante biologique et une composante physico-chimique », constituent une alternative aux méthodes de détection habituelles. Parmi les différents types de biosenseurs, les biosenseurs « cellule entière » peuvent détecter la fraction biodisponible d'un composé. Un biosenseur d'uranyle (SF1) inspiré d'un biosenseur de calcium a été développé au sein de léquipe, l'IPM. Il est constitué dune calmoduline modifiée pour fixer luranyle fusionnée à deux protéines fluorescentes (FP) et peut détecter des concentrations micromolaires duranyle de façon ratiométrique par une approche de transfert de fluorescence (FRET) entre les deux FP. Au cours de ce projet, nous avons cherché à exprimer ce biosenseur chez le poisson zèbre Danio rerio, dans loptique de développer un outil capable de détecter l'uranium biodisponible dans l'eau par une approche dédition du génome en ciblant trois gènes, sans succès. Par ailleurs, nous avons cherché à améliorer laffinité du biosenseur SF1 pour luranyle. Pour ce faire, nous avons dune part travaillé à lexpression du biosenseur SF1 au niveau de la membrane externe dE. coli dans loptique de développer une méthode de criblage à haut débit. La protéine a bien été exprimée au niveau de la membrane mais il persiste une variabilité en réponse à luranyle à optimiser pour développer un crible fiable associé. Dautre part, nous avons amélioré laffinité du site II de la CaM pour luranyle par la modification des résidus en position 2 et 3 suivie du criblage des mutants produits. Ces travaux ont permis didentifier des variants de la CaM présentant une affinité pour luranyle améliorée par rapport à la protéine de départ. Ces résultats ont permis à léquipe de générer les biosenseurs correspondants et leur caractérisation a mis en évidence une réponse améliorée en termes damplitude de signal et de sensibilité.