Thèse en cours

Impact des activités maritimes sur la qualité de l'air : Caractérisation physico-chimique des émissions des navires en zone portuaire

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 16/12/2024. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Lise Le berre
Direction : Henri WorthamBrice Temime roussel
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Sciences de l'environnement: Chimie
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 16/12/2024
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : Ecole Doctorale Sciences de l'Environnement
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : LCE - Laboratoire Chimie Environnement
Jury : Président / Présidente : Stéphane Sauvage
Examinateurs / Examinatrices : Henri Wortham, Frédéric Ledoux, Gaëlle Uzu, Brice Temime-roussel, Emilie Perraudin
Rapporteurs / Rapporteuses : Frédéric Ledoux, Gaëlle Uzu

Mots clés

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Résumé

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Les activités maritimes dans les villes portuaires ont un impact significatif sur la qualité de l’air et la santé des populations. Ces émissions, souvent mal caractérisées, varient en fonction des opérations portuaires, rendant leur évaluation complexe. En réponse à cela, une campagne de mesures a été menée, pendant l’été 2021, à Marseille, ville abritant l’un des principaux ports de croisières et de ferries de la Méditerranée, afin de fournir une caractérisation complète des émissions des navires lors de leurs opérations portuaires. Des données à haute résolution temporelle ont été collectées simultanément à partir de deux stations de surveillance déployées dans la zone portuaire afin d’examiner la composition des phases gazeuse et particulaire. Plus de 350 panaches individuels ont été capturés à partir d’une variété de navires et de phases opérationnelles. Les émissions gazeuses sont principalement composées de NOX (86 %) et de CO (12 %), le SO2 et le CH4 représentant chacun environ 1 %. Bien que les COVNMs représentent moins de 0.1 % de la phase gazeuse, ils peuvent atteindre 10 % dans des conditions opérationnelles spécifiques. Les particules submicroniques (PM1) sont principalement composées de matières organiques (75 %), de carbone noir (21 %) et de sulfate (4 %) non équilibré par de l’ammonium. Parmi les caractéristiques des navires étudiées, la phase opérationnelle est la plus influente, avec une multiplication par trois des émissions de PM1, ainsi que des contributions relatives plus élevées de BC et de sulfate, de vanadium, de nickel et de fer pendant les phases de « manœuvres/navigation » par rapport à la phase de stationnement à quai. Les niveaux de polluants dans le port sont plus élevés que ceux relevés sur le site de fond urbain, avec des concentrations moyennes de NOX, de PM1 et de nombre de particules (PN) jusqu’à deux fois plus élevées. L’analyse des concentrations maximales révèle que les polluants tels que le SO2 et les métaux traces, notamment le vanadium et le nickel, sont 2 à 10 fois plus élevés dans la zone portuaire. Cette étude apporte un soutien solide à l’amélioration des inventaires d’émissions et des méthodes de détermination de la contribution des sources en indiquant des profils d’émissions pour l’ensemble des substances émises en fonction notamment de la phase opérationnelle des navires. Enfin, une analyse basée sur la méthode des modèles récepteurs PMF à partir de mesures de métaux, composés souvent considérés comme de bons traceurs du trafic maritime, a été testée pour identifier la contribution des activités maritimes à la dégradation de la qualité de l’air. Bien que cette approche ait permis d’identifier les profils d’émissions des navires en « manœuvres/navigation » dans la zone portuaire, elle a aussi montré ses limites pour détecter les émissions des navires à quai en raison de l’utilisation de carburants distillés, tels que le MGO, qui contiennent peu de métaux. Pour surmonter ces limitations et améliorer encore la précision des modèles récepteurs, il devient nécessaire de combiner la matrice des métaux avec la matrice organique.