Le modèle français et espagnol d'administration électorale
| Auteur / Autrice : | Camilla Feliz de la cruz |
| Direction : | Emmanuel Cartier, Alejandro Torres |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2023 |
| Etablissement(s) : | Université de Lille (2022-....) en cotutelle avec Université publique de Navarre |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Sciences Juridiques, Politiques et de Gestion |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de Recherche Droits et Perspectives du Droit |
| Equipe de recherche : LERDP - L'Equipe de recherches en droit public |
Mots clés
Résumé
L'élection politique est souvent imaginée comme une procédure dans laquelle n'interviennent que deux acteurs : l'électeur et le candidat-élu. Néanmoins, l'acteur le plus important semble avoir été occulté, oublié et négligé, il s'agit d'un acteur silencieux, mais puissant : l'administration. En effet, c'est à l'administration que le citoyen a confié son vu. Le citoyen dépose sur les mains de l'administration son vote et l'administration donne un sens au choix de l'électeur, elle proclame l'élu en légitimant le pouvoir. L'élection politique s'érige ainsi comme un acte de confiance citoyenne envers l'administration. L'administration électorale fait référence à l'ensemble d'organes administratifs qui participent à l'organisation et au contrôle (administratif) de l'élection. L'absence d'une notion française d'administration électorale favorise la comparaison avec le système juridique espagnol qui connait une identification plus solide de la notion tant par la loi (Loi organique du régime électoral général) que par la doctrine. Les effets juridiques du contrôle de l'élection par l'administration conduisent à se questionner sur sa légitimité sous le prisme des principes d'impartialité, de neutralité, d'indépendance en vue de garantir la sincérité de scrutin. La thèse a pour ambition d'étudier la procédure électorale sous le prisme du droit administratif.