Thèse en cours

De l’identification des constituants à la prédiction de la résistance longitudinale des composites renforcés par fibres et à l’optimisation des microstructures

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 03/06/2026. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Robin Valmalette
Direction : Noël LahellecCédric Bellis
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Sciences pour l'ingénieur : spécialité Mécanique des Solides
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 03/06/2026
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Sciences pour l'ingénieur : Mécanique, Physique, Micro et Nanoélectronique (Marseille)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : LMA - Laboratoire de Mécanique et d'Acoustique
Jury : Président / Présidente : Nicolas Carrere
Examinateurs / Examinatrices : Noël Lahellec, Yentl Swolfs, Renald Brenner, Julie Diani, Sébastien Joannes, Lionel Gelebart, Cédric Bellis
Rapporteurs / Rapporteuses : Yentl Swolfs, Renald Brenner

Résumé

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En raison de leur résistance spécifique exceptionnelle, les composites à base polymère renforcée de fibres de carbone sont largement utilisés dans des applications critiques où la réduction de masse est essentielle. Cependant, l’étude de ces matériaux présente des défis liés à leur nature multi-échelle, le contraste élevé entre les phases, les comportements différents selon les phases, et les diverses sources de dommages à plusieurs échelles. Le mode de rupture le plus catastrophique se produit le long de l’axe des fibres, où la résistance est maximale. La prédiction de cette résistance est particulièrement difficile, les modèles existants reposant souvent sur des hypothèses simplificatrices et nécessitant des paramètres microscopiques difficiles à obtenir in situ. Cette thèse s’intéresse à la question suivante : comment prédire la résistance selon l’axe des fibres des composites unidirectionnels tout en identifiant les propriétés des constituants directement à partir de mesures à l’échelle du composite ? Pour répondre à cette problématique, la première partie se concentre sur l’identification locales des propriétés des phases à l’aide d’essais de traction simple sur des stratifiés. Combinée à une méthodologie d’homogénéisation inverse développée à cet effet, elle permet d’inférer in situ les propriétés des constituants sans recourir à des expériences réalisées sur matériaux purs. La méthode inverse repose sur un problème de minimisation et des calculs en champ complet, dans lesquels le gradient est calculé efficacement de manière continue. Cette méthodologie est évaluée à l’aide de données synthétiques utilisées pour identifier à la fois les propriétés élastiques et viscoélastiques. Elle est ensuite appliquée à un composite carbone/PAEK, pour lequel des expériences sont réalisées. Des essais quasi-statiques et de fluage sur stratifiés permettent d’identifier les propriétés élastiques anisotropes des fibres ainsi que les propriétés viscoélastiques de la matrice. Une attention particulière est portée à la quantification des incertitudes associées aux propriétés identifiées, prenant en compte à la fois les incertitudes expérimentales et numériques, confirmant ainsi la robustesse de la méthode. L’intérêt de cette méthodologie in situ est particulièrement souligné par les différences notables observées par rapport au comportement de la résine seule. La deuxième partie de cette thèse propose un nouveau cadre de prédiction de la résistance basé sur des calculs FFT en champ complet. L'équilibre est assuré localement ce qui permet de modéliser finement le transfert de charge entre les fibres rompues et les fibres saines. Pour limiter le coût de calcul à un niveau raisonnable, plusieurs techniques sont mobilisées, incluant un modèle discret de dommage des fibres, l’accélération GPU, un solveur FFT accéléré et un milieu de référence anisotrope. Le cadre de prédiction est comparé à un benchmark, intégrant les paramètres d’entrée requis et des résultats expérimentaux avancés. La prédiction est améliorée, mais des écarts persistent, suspectés d'être dus à la distribution des défauts dans les fibres. Par la suite, des essais de résistance sont réalisés sur le composite carbone/PAEK précédemment identifié. Les essais sont effectués à différentes températures et vitesses de chargement, permettant, dans la précision de la méthode, d’inférer la distribution des défauts des fibres à partir de la dépendance de la résistance à la température. Enfin, les outils de sensibilité développés pour la première partie et le solveur efficace développé pour la deuxième sont étendus à la conception inverse de microstructures poreuses. Cette contribution innovante optimise des microstructures désordonnées pour des propriétés mécaniques spécifiques sans règle cachée de désordre, surpassant les microstructures ordonnées. Elle permet également de contrôler l’état de porosité de la microstructure (ouverte ou fermée).