Thèse en cours

Arbitrages individuels et dépistage : une analyse économique des décisions de prévention contre les maladies infectieuses

FR  |  
EN
AttentionLa soutenance a eu lieu le 21/04/2026. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Antoine Lacombe
Direction : Bruno Ventelou
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Sciences Economiques - Aix-Marseille
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 21/04/2026
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Sciences économiques et de destion d'Aix-Marseille (Aix-en-Provence)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : AMSE - Aix-Marseille School of Economics
Jury : Président / Présidente : Olivier Chanel
Examinateurs / Examinatrices : Bruno Ventelou, Nora Moumjid, Sylvie Boyer, Paola Villar, Jerome Wittwer, Giulia Greco, Clémence Thebaut
Rapporteurs / Rapporteuses : Nora Moumjid, Clémence Thebaut

Résumé

FR  |  
EN

Les tests diagnostiques sont des outils centraux de la prévention et de la lutte contre les maladies infectieuses, mais leur impact dépend des décisions des individus d’adopter des comportements préventifs et de se faire tester. Cette thèse présente quatre études empiriques portant sur les décisions individuelles d’adoption de comportements préventifs et sur les préférences qui façonnent l’acceptabilité des actions de prévention dans le cas des maladies infectieuses. Ce travail combine des outils d’économie comportementale et des méthodes de préférences déclarées afin d’examiner la manière dont les préférences individuelles structurent les arbitrages entre les coûts et bénéfices perçus des comportements préventifs et du dépistage et comment ces préférences peuvent être mobilisées pour éclairer les politiques de santé publique. Le premier chapitre étudie la valeur perçue par les individus de l’information issue d’un test en fonction des caractéristiques de la maladie (c’est-à-dire son caractère traitable et/ou transmissible) et des caractéristiques individuelles. Nous y analysons les mécanismes par lesquels les tests de dépistage génèrent de la valeur pour l’individu. Le deuxième chapitre examine l’adhésion aux comportements préventifs pendant la pandémie à COVID-19 en France, pour un ensemble de mesures de prévention, en incluant le dépistage, afin d’identifier des profils d’adhésion et de comprendre comment les préférences intrinsèques des individus façonnent les arbitrages entre ces différentes mesures. Le troisième chapitre étudie les préférences des mères et des professionnels de santé concernant le diagnostic et la prise en charge du risque de transmission verticale du VIH, du VHB et de la syphilis en Gambie. Le quatrième chapitre explore les préférences des femmes travailleuses du sexe et des adolescentes et jeunes femmes à Kampala (Ouganda) et Nairobi (Kenya) concernant la prophylaxie préexposition (PrEP) contre le VIH dans les services de santé sexuelle et reproductive, y compris les préférences relatives au dépistage du VIH, aux options de contraception et au suivi proposé. Ces quatre chapitres adoptent une approche méthodologique complémentaire, en combinant des résultats sur les effets des préférences vis-à-vis du risque, du temps ainsi que des préférences sociales sur les décisions préventives individuelles (chapitres 1 et 2) avec des préférences déclarées recueillies au moyen d’expériences de choix discrets (Discrete Choice Experiments, DCE) (chapitres 3 et 4). Ces chapitres montrent que les comportements préventifs et le recours au dépistage dépendent de préférences individuelles hétérogènes à l’égard du risque, du temps et d’autrui, lesquelles façonnent les arbitrages coûts-bénéfices perçus et ainsi l’adhésion aux actions préventives. Ils montrent également que les DCE fournissent des éléments probants sur les attributs des stratégies de prévention et de diagnostic qui comptent le plus pour les usagers. Dans l’ensemble, cette thèse apporte des éléments pour éclairer les politiques publiques de prévention en santé, en identifiant certains facteurs qui structurent l’arbitrage coûts-bénéfices conduisant à la (non-)adoption de comportements préventifs, et en documentant les préférences des usagers afin de concevoir des services de santé mieux alignés avec leurs besoins et leurs préférences.