Thèse en cours

From Coding to Evidence: A Global Reassessment, Recoding Climate and Development Finance from Determinants to Local Outcomes

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Auteur / Autrice : Pierre Beaucoral
Direction : Michael GoujonSébastien Marchand
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Sciences Economiques
Date : Inscription en doctorat le 01/10/2023
Etablissement(s) : Université Clermont Auvergne (2021-...)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale des sciences économiques, juridiques, politiques et de gestion (Clermont-Ferrand)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'Etudes et de Recherches sur le Développement International

Résumé

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Cette thèse propose une réévaluation globale de la finance du développement et de la finance « climat » en partant d'un meilleur codage des projets pour aboutir à des preuves plus solides sur leurs déterminants, leur alignement sur les politiques des pays bénéficiaires et leurs effets locaux mesurables. Objectifs. (i) Concevoir une classification améliorée des activités de développement et des composantes « climat » fondée sur des approches de traitement automatique du langage et d'apprentissage supervisé/asservi à l'expertise. (ii) Quantifier en quoi ce recodage modifie les constats de la littérature (volumes, ciblage sectoriel/territorial, trajectoires temporelles). (iii) Évaluer la réactivité des flux « climat » aux politiques et plans nationaux, en particulier les Plans Nationaux d'Adaptation (PNA), ainsi que le rôle de la gouvernance et des incitations budgétaires. (iv) Mesurer les effets locaux sur des indicateurs environnementaux et d'activité (émissions/qualité de l'air par proxys satellitaires, éclairage nocturne, etc.) à des échelles infranationales. Données et méthode. La thèse mobilise des bases mondiales de projets géolocalisés croisées avec des textes de politiques publiques (PNA et documents connexes) et des données spatiales à haute résolution (imagerie nocturne, proxys d'émissions/air, caractéristiques physiques et socio-économiques). Le recodage s'appuie sur des modèles de langage (NLP), des règles expertes et des validations humaines. Les effets sont identifiés à l'aide de cadres causaux adaptés aux politiques échelonnées et d'intensité variable : différences-en-différences avec adoption étalée, études d'événement dynamiques, fonctions dose–réponse et forêts causales, avec tests de robustesse (placebos, fenêtres synthétiques, sensibilités spatiales). Contributions attendues. Une taxonomie transparente et reproductible de la finance climat/développement, ouverte et réplicable. Une mise à jour des faits stylisés montrant ce que change réellement un meilleur codage (qui reçoit quoi, quand et dans quels secteurs/territoires). Des preuves sur l'alignement des flux avec les priorités nationales (PNA) et les conditions institutionnelles, éclairant les leviers de politique publique et de programmation des bailleurs. Une évidence subnationale sur les effets locaux, permettant de relier l'allocation aux résultats observables dans l'environnement et l'activité. Structure. La thèse s'articule en quatre essais : (1) recodage et validation de la classification ; (2) révision des résultats de la littérature sous la nouvelle taxonomie ; (3) réactivité des financements aux politiques et PNA ; (4) estimation des effets locaux via indicateurs satellitaires et administratifs. Au total, le projet vise à rendre la finance climat et du développement lisible et actionnable, en reliant un meilleur codage à des analyses causales rigoureuses pour guider les décideurs vers des allocations plus efficaces et mieux alignées sur les besoins.