Thèse en cours

Psychologie et lutte contre les « LGBT+phobies » : mise en place et évaluation d'un dispositif de réduction de l'homophobie au collège.

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Auteur / Autrice : Jeanne Pierre
Direction : Natalie RigalOlivier Vecho
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Psychologie
Date : Inscription en doctorat le 25/09/2023
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Connaissance, langage, modélisation (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : CLInique PSYchanalyse Développement (2014-... ; Nanterre)

Mots clés

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Résumé

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En France et dans le monde, les adolescent.es sont témoins et surtout victimes de discriminations LGBT+phobes dans leur cercle familial et scolaire (SOS Homophobie, 2022). Ces discriminations résultent de l'hétérosexisme de notre société. Cet hétérosexisme nourrit les croyances stéréotypées (représentations) que peut avoir un groupe social envers un groupe stigmatisé, il s'agit de ce que l'on nomme communément l'homophobie. En France, l'homophobie, donc les attitudes négatives envers les personnes LGBT+, persiste surtout au sein des établissements scolaires, qui constituent des contextes de vie et de développement majeurs pour les jeunes, notamment en termes de socialisation. Les jeunes LGBT+ sont alors plus à risques au plan affectif, des relations sociales, de la vie scolaire (phobie scolaire, absences répétées) et au plan psychologique car ils présentent davantage de symptômes dépressifs et de risques suicidaires (Collier et al., 2013 ; Johns et al., 2019) que leurs pair.es hétérosexuel.les. Ces atteintes au développement de ces jeunes résultent en grande partie de la stigmatisation sociétale et de la discrimination exercée par les pair.es. Répondre à ces problématiques représente alors un enjeu sociétal car il s'agit d'une question de santé publique et il devient nécessaire d'agir à ce moment du développement d'autant plus que l'adolescence est une période propice aux changements d'attitudes des individus, où les préjugés ne sont pas encore irrémédiablement ancrés ou difficiles à modifier. En effet, l'adolescence est un moment sensible où les jeunes questionnent leur identité à travers notamment leur genre et leur orientation sexuelle. Il s'agit également d'une période où les jeunes, en particulier les garçons, montrent des attitudes négatives envers les personnes homosexuelles. Ces préjugés persistent souvent chez les garçons en fin d'adolescence, particulièrement envers les hommes homosexuels, à la différence des filles (Poteat & Anderson, 2012). L'objectif est de mener une recherche-action qui vise à mettre en place un dispositif de réduction de l'homophobie et à évaluer son efficacité dans un établissement scolaire accueillant des adolescent.es. Ce dispositif viserait à augmenter les stratégies de régulation émotionnelle des jeunes. Ces stratégies ont pour objectif de limiter l'impact de ces émotions, notamment en termes de comportements homophobes. Cette étude sera réalisée auprès de plusieurs classes issues d'un même établissement afin de comparer la classe dans laquelle le dispositif serait déployé aux autres classes contrôles. Une mesure par questionnaire permettra quant à elle de déterminer les attitudes et les stratégies de régulation émotionnelle des jeunes avant et après la mise en place du dispositif pour ainsi comparer la classe test aux différentes classes contrôle. Par cette recherche, l'objectif, plus largement, est de créer un climat scolaire sécurisant et inclusif en passant par une réduction des attitudes négatives.