Le processus d'intégration des marques de grande consommation à notre patrimoine. Une approche par la perception du consommateur.
| Auteur / Autrice : | Flavie Usquin |
| Direction : | Mathilde Pulh, Bertrand Belvaux |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sciences de gestion |
| Date : | Inscription en doctorat le 30/09/2023 |
| Etablissement(s) : | Dijon, Université Bourgogne Europe |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Droit, Gestion, Economie et Politique |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de REcherches en Gestion des Organisations |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Cette recherche porte sur la manière dont certaines marques de grande consommation peuvent être perçues comme patrimoniales par les consommateurs. Alors que la patrimonialisation des marques est souvent abordée sous l'angle des stratégies d'entreprise ou des institutions, cette thèse adopte une approche centrée sur les représentations sociales et culturelles des individus. Elle interroge les conditions dans lesquelles une marque devient un objet de mémoire, vecteur de transmission, et perçu comme digne d'être conservé au sein du patrimoine collectif. Le cadre théorique repose sur plusieurs ancrages disciplinaires. En anthropologie de la consommation, Douglas et Isherwood (1979) et McCracken (1986) soulignent le rôle symbolique des objets dans les systèmes culturels. En marketing, Holt (2004) développe la notion d'icône de marque, tandis que Heinich (2009) éclaire les mécanismes sociaux de reconnaissance patrimoniale. L'attachement à la marque, tel que conceptualisé par Fournier (1998) et Albert et al. (2008), ainsi que les travaux sur la mémoire collective (Nora, 1992 ; Lavabre, 2006), enrichissent l'analyse de la valeur symbolique et temporelle des marques dans l'imaginaire collectif.