Orientations contraintes de graphes
| Auteur / Autrice : | Matthieu Petiteau |
| Direction : | Sylvain Gravier |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Mathématiques et Informatique |
| Date : | Inscription en doctorat le 30/09/2023 |
| Etablissement(s) : | Université Grenoble Alpes |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Mathématiques, sciences et technologies de l'information, informatique (Grenoble, Isère, France ; 1995-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut Fourier |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Un grand nombre de problèmes sur les graphes non orientés peuvent se formuler en la description d'une orientation de celui-ci ayant certaines propriétés. On pense tout de suite aux problèmes de parcours. Un chemin hamiltonien est un graphe partiel orienté comme un chemin qui contient tous les sommets. Un parcours eulérien peut être décrit par une orientation des arêtes du graphe de sorte que, pour chaque sommet, on a égalité entre le degré sortant et le degré entrant. L'application d'un algorithme glouton pour le problème de coloration optimale des sommets d'un graphe se réduit à la recherche d'un ordre sur les sommets du graphe. Cet ordre peut être vu comme une orientation acircuitique du graphe. Pour la plupart de ces problèmes, exhiber une orientation satisfaisant les contraintes requises s'avère une tâche extrêmement difficile. Dans l'exemple de la coloration, il est bien connu que ce problème des NP-difficile. Par contre, on pourra étudier des classes de graphe et/ou des contraintes sur les orientations particulières pour lesquelles il existe des algorithmes efficaces. Dans le cadre de cette thèse, on étudiera des contraintes de type parité sur les sommets. Chevalier, Jaeger, Payan et Xuong, ont formulé ce type de problème : Etant donnés un graphe non orienté et un sous-ensemble de sommets O, la question est de chercher une orientation pour laquelle seuls les sommets de O ont un degré entrant impair. Une condition nécessaire apparait rapidement (simple double comptage), en effet, le nombre de sommet de O doit être de même parité que le nombre d'arête. Les auteurs montrent, par une preuve simple par récurrence, que cette condition est suffisante. Chevalier et al. ont introduit cette notion afin de donner une nouvelle caractérisation des graphes dits 'upper-embeddables' (graphes dont le genre maximum est égal à la moitié du nombre de Betti). La contrainte sur l'orientation, utilisée pour cette caractérisation, consiste à fixer un sommet spécial (dit racine) dont le degré sortant est nul et tous les autres sommets sont dans O. D'autres auteurs ont réinvesti cette approche en considérant l'existence d'un nombre fixé k de racines. Ils donnent des caractérisations des graphes admettant de telles orientations. Ces caractérisations permettent d'étendre des résultats de Nash-William sur la couverture des arêtes par k forêts et aussi d'obtenir des résultats sur les graphes 2k-arête-connexes. Depuis, ces conditions ont été transposées sur des structures plus générales que les graphes : matroïdes, hypergraphes, fonctions super-modulaires ... L'ensemble de ces travaux montre le potentiel de cette approche et l'un des enjeux du travail de thèse sera de déterminer de nouvelles conditions tout aussi prometteuses.