Thèse en cours

La Négritude dans la culture italienne contemporaine : diffusion, réception, influences

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 21/03/2026. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Cheikh tidiane Gaye
Direction : Silvia Contarini
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Langues, littératures et civilisations romanes : Italien
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 21/03/2026
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Lettres, langues, spectacles
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Etudes Romanes
Jury : Président / Présidente : Christophe Mileschi
Examinateurs / Examinatrices : Silvia Contarini, Ramona Onnis, Colbert Akieudji, Walter Zidaric, Daniele Comberiati, Frédéric Spagnoli
Rapporteurs / Rapporteuses : Daniele Comberiati, Frédéric Spagnoli

Résumé

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Cette étude se propose de revisiter le concept de Négritude en explorant sa réception dans la culture italienne et ses réélaborations au sein de la littérature migrante italienne. Après une reconstruction du contexte historique, philosophique et littéraire dans lequel s’inscrit le mouvement – de la Harlem Renaissance aux apports fondateurs d’Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas –, nous mettons en lumière la Négritude comme un processus à la fois identitaire, politique et d’autoreprésentation, marqué par une rupture avec les modèles coloniaux. Nous analysons ensuite sa diffusion en Italie, à partir des années 1950, à travers les traductions, les anthologies et les contributions d’écrivains et d’intellectuels. Ces publications ont joué un rôle central dans la circulation de la poétique négritudienne, dans l’édification du discours panafricaniste et dans la réflexion sur l’africanité et son humanisme. Enfin, nous examinons comment la Négritude, dans le contexte contemporain, se transforme et s’actualise au sein de la littérature de la migration italienne. À travers l’étude d’auteurs et autrices comme Igiaba Scego, Gabriella Ghermandi, Cristina Ali Farah, Geneviève Makaping, Pap Khouma, Komla-Ebri, Ndjock Ngana, Gadji et Marilena Umuhoza Delli, nous interrogeons les continuités, les redéfinitions et les ruptures avec ce mouvement. L’objectif est de souligner l’émergence de nouvelles catégories identitaires, ancrées dans l’esthétique négritudienne, mais réinventées dans le contexte postcolonial italien actuel, où se jouent des dynamiques d’appartenance, de discrimination raciale et d’hybridité culturelle.