Thèse en cours

Modélisation du Transport dans les Tokamaks au moyen de Modèles Réduits de Turbulence

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 10/06/2026. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Pierre Guillon
Direction : Özgür GüRCAN
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Physique
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 10/06/2026
Etablissement(s) : Institut polytechnique de Paris
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale de l'Institut polytechnique de Paris
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de Physique des Plasmas
Equipe de recherche : Plasmas de Fusion magnétique
Jury : Président / Présidente : Pascale Hennequin
Examinateurs / Examinatrices : Özgür GüRCAN, Nicolas Fedorczak, Xavier Garbet, Etienne Gravier, Matteo Faganello, Fulvio Militello, Alberto Bottino
Rapporteurs / Rapporteuses : Xavier Garbet, Etienne Gravier

Résumé

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Cette thèse vise à développer des modèles réduits pour le transport turbulent dans les plasmas de tokamaks, en partant du modèle non-trivial le plus simple qui décrive la turbulence générée par une instabilité dans les plasmas de tokamak : le modèle d’Hasegawa-Wakatani (HW). En dépit de sa simplicité, ce modèle fluide bi-dimensionnel partage, avec des systèmes plus réalistes, des phénomènes complexes, comme la formation d’écoulements zonaux (ZF) en tant qu’exemple d’auto-organisation, et une transition entre un état turbulent et un état dominé par les ZF, lorsque l’on varie les paramètres linéaires du modèles. La transition est d'abord explorée en détail, du point de vue d’une transition de phase entre un état ``chaud’’ désordonné, et un état plus ``froid’’, organisé. En définissant les paramètres d’ordre et de contrôle, respectivement la fraction d’énergie zonale et le rapport des paramètres linéaires, une transition abrupte est observée, avec une boucle d’hystérésis. L’hystérésis est interprétée comme une conséquence de l’effet stabilisant des ZF sur le système, ces derniers nécessitant une énergie analogue à une chaleur latente pour être détruits. La transition est ensuite reproduite dans un système réduit à quelques modes de Fourier. Une compréhension théorique de la transition est alors possible pour ce modèle réduit. Le système d’HW dirigé par le flux de particules est ensuite considéré, pour lequel le profil moyen de densité évolue en réponse au flux turbulent, et à des sources externes. Pour réaliser des simulations numériques pseudo-spectrales d’un tel système, avec des conditions aux bords non périodiques, nous développons le code P-FLARE, basé sur des méthodes de pénalisation. En introduisant une source de particule proche du seuil de la transition observée précédemment, l’on observe des comportements rappelant les piles de sables en criticité auto-organisée, ainsi qu’une rigidité des profiles. Ce dernier point est interprété comme étant dû à l’hystérésis de la fraction d’énergie zonale. Enfin, nous introduisons des modèles tronqués poloïdalement (PTM), obtenus par une troncation importante des modes de Fourier dans la direction poloïdale, tout en conservant la résolution complète du système dans la direction radiale. L’on observe alors qu’au moins 4 modes poloïdaux, répartis autour du mode le plus instable, sont nécessaires pour reproduire les résultats observés dans les simulations résolues, autant dans le système à gradient fixé que dans le système dirigé par le flux.