Contribution des études génétiques à la compréhension de maladies chroniques en Afrique Subsaharienne
| Auteur / Autrice : | Mohamad Chkeir |
| Direction : | Veronique Blanquet, Alexis Parente |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Biologie Chimie Santé mention Santé publique, épidémiologie, environnement et sociétés |
| Date : | Inscription en doctorat le 04/09/2023 |
| Etablissement(s) : | Limoges |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Biologie, Chimie, Santé |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Epidémiologie des Maladies Chroniques en zone Tropicale (Limoges ; 2012-....) |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Le cancer du sein est le premier cancer de la femme dans le monde avec plus de 2 millions de nouveaux cas et plus de 600 000 décès en 2020. La réduction de la mortalité du cancer du sein est un enjeu majeur de santé publique et sa prise en charge a fait l'objet de nombreuses avancées diagnostiques et thérapeutiques dans les pays développés. Le laboratoire EpiMaCT développe depuis plusieurs années des actions de santé publique dans les pays à revenu faible et intermédiaire afin d'améliorer la santé des populations par une meilleure compréhension de l'épidémiologie des maladies chroniques et, de mettre en place des stratégies permettant l'accès aux soins des patients. L'un des principaux objectifs du développement socioéconomique en Afrique est la réduction drastique de la pression des maladies endémiques, qu'elles soient transmissibles ou non. Cependant, aux maladies infectieuses et parasitaires dont le déclin était attendu, se sont ajoutées des maladies chroniques non transmissibles comme le cancer. Le taux de mortalité du cancer du sein en Afrique subsaharienne est l'un des plus élevé au monde reflétant un pronostic particulièrement péjoratif. Nous avons conduit la première étude épidémiologique du cancer du sein au Bénin où nous montrons que ce cancer est le premier cancer chez la femme avec un âge médian précoce au moment du diagnostic de 48 ans (contre 63 ans en France). De plus, contrairement à la France, le type moléculaire majoritaire est le triple négatif, forme particulièrement agressive (32 % contre 10% en France). Enfin, le taux de survie est faible avec une survie à cinq ans de 40 % contre 87% en France. La réalisation d'une métanalyse sur près de 10 000 patientes issues d'une centaine d'études en Afrique sub-saharienne, nous a permis de montrer la même réalité dans cette partie du monde, à savoir des patientes jeunes avec des tumeurs agressives.