Du journal personnel écrit au journal filmé : écritures de soi intermédiales
| Auteur / Autrice : | Emma Duquet |
| Direction : | Magali Nachtergael, Hélène Fleckinger |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Littérature française, francophone et comparée |
| Date : | Inscription en doctorat le 18/07/2023 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Montaigne-Humanités |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Plurielles |
Mots clés
Résumé
Ce projet de recherche propose de théoriser la pratique du journal filmé à la lumière des théories littéraires sur le journal personnel, dans une optique comparatiste. Genre popularisé par l’écrivain et cinéaste Jonas Mekas dans les années 1950, notamment grâce à l’apparition de caméras légères, le journal filmé s’inscrit dans la lignée directe d’un contre-cinéma post-Seconde Guerre mondiale. Celui-ci détourne les conventions cinématographiques et s’inscrit en marge du cinéma hollywoodien commercial et de ses normes sociales, politiques et culturelles. Il s’agira d’interroger cet objet, renvoyant autant à un corpus d’archives que de pratiques contemporaines comme l’autofilmage, à l’ère de la démocratisation technologique. Nous élaborerons ainsi une généalogie de cette forme hybride entre journal intime et film autobiographique, entre écriture et image. Jusqu’ici peu exploré par la critique universitaire, le journal filmé est en effet pourtant investi par de nombreux artistes, souvent à la fois écrivain.e.s et cinéastes, dont les œuvres composeront notre corpus. Nous considérerons Jonas Mekas, Alain Cavalier et Johan van der Keuken comme les fondateurs du genre, puis nous ouvrirons cette étude aux journaux filmés de Chantal Akerman, Hervé Guibert, Ross McElwee ou encore Naomi Kawase, pour n’en citer que quelques-un.e.s. La notion de journal filmé au cœur de notre étude devra être d’une part définie et théorisée grâce à la critique littéraire et cinématographique, puis articulée à des problématiques d’écriture de soi.