Thèse en cours

Guerre et paix : intermittences de la violence dans les récits féminins. Approche européenne (Grande-Bretagne, France, Espagne, Italie) de ''I’âge des extrêmes'' (XXe siècle)

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Auteur / Autrice : Lucile Bordes
Direction : Isabelle PoulinAranzazu Sarria buil
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Littérature française, francophone et comparée
Date : Inscription en doctorat le 10/07/2023
Etablissement(s) : Bordeaux 3
Ecole(s) doctorale(s) : Montaigne-Humanités
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Plurielles

Résumé

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Il s'agit d'un projet pluridisciplinaire à la croisée des lettres et de l'histoire qui entend interroger l'apport de la littérature aux savoirs historiques dans la compréhension des phénomènes de perpétuation de la violence guerrière en période de paix. Ce projet s'appuie sur un corpus d'œuvres qui ont toutes en commun d'avoir été écrites pendant les après-guerres du 20e siècle. Comme le rappellent Marie-Hélène Boblet et Bernard Alazet dans Écritures de la guerre aux 20e et 21e siècles,« [ejntrer en littérature après-guerre, c'est être confronté à ce qui tout à la fois hante les consciences et n'est pourtant curieusement pas là, dans l'expérience concrète ». Cette hantise intériorisée est propice à l'examen de ce qui nous intéresse, à savoir le devenir de la guerre en temps de paix. Notre projet de recherche s'inscrit dans une approche anthropologique de l'histoire qui s'attache à l'expérience intime des populations. Il s'agira ainsi d'examiner le regard singulier porté sur ce devenir par les écrivaines du corpus. Notre projet entend contribuer à l'histoire des femmes. Nous nous proposons d'adopter une nouvelle perspective et de les étudier comme artistes qui interrogent l'expérience de la violence et fournissent à l'historien une approche et une compréhension singulière et complexe de celle-ci à travers un travail minutieux de la langue et de la forme littéraire. Ces singularités laissent cependant apercevoir une dimension collective au sein du corpus. Les écrivaines témoignent dans leur œuvre d'un intérêt pour les guerres mondiales et les guerres des autres. Nous chercherons à savoir si cette dimension collective donne naissance à un front transnational, que nous nommerons temporairement « front des sexes », expression empruntée à l'historienne des femmes Michelle Perrot.