Traitement par bio-minéralisation d'un biochar de boues usées en vue de son incorporation dans des matériaux cimentaires bas-carbone
| Auteur / Autrice : | Gauthier Leclercq |
| Direction : | Mohend Chaouche, Fatma Briki |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sciences des Matériaux |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/12/2022 |
| Etablissement(s) : | université Paris-Saclay |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences Mécaniques et Energétiques, Matériaux et Géosciences |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : LMPS - Laboratoire de Mécanique Paris-Saclay |
| Equipe de recherche : OMEIR - Ouvrages, matériaux, environnement: interactions et risques | |
| Référent : Ecole Normale Supérieure Paris-Saclay | |
| graduate school : Université Paris-Saclay. Graduate School Sciences de l'ingénierie et des systèmes (2020-....) |
Mots clés
Résumé
Le béton est le produit manufacturé le plus utilisé au monde (plus de 10 milliards de T/an). Il est composé, entre autres, de ciment Portland dont la production est à l'origine d'environ 8% des émissions globales de CO2. Ces émissions proviennent en grande partie du processus de co-calcination du calcaire et de l'argile pour obtenir du silicate de calcium anhydre, composante majoritaire du ciment. Afin de réduire l'empreinte carbone du béton, de nombreuses activités de recherche se développent actuellement visant à remplacer en partie ou complètement le Ciment Portland par des matériaux de substitution (souvent constitués de sous produits industriels) dans la formulation des matériaux de construction et de génie civil. Toutefois leur utilisation dans la pratique est limitée par plusieurs facteurs : faible cinétique de réaction d'hydratation (prise de résistance mécanique) à court terme, forte sensibilité aux conditions d'utilisation (notamment la température, quantité d'eau de gâchage, etc.), nécessité d'inclure des additifs chimiques pouvant représenter des risques sanitaires, etc. L'objectif de cette thèse est d'utiliser d'autres additifs plus éco-responsables par le biais de précipitation de biominéraux avec l'utilisation de bactéries. En effet, certaines bactéries peuvent induire la précipitation de biominéraux comme le carbonate de calcium sous le mécanisme bien connu de MICP (Microbial Induced Carbonate Precipitation). Ce dernier permettra de précipiter du carbonate de calcium qui pourrait compenser en partie le manque d'hydrates si l'on diminue la quantité de ciment dans les bétons et ainsi diminuer l'apport de ciment pour les matériaux cimentaires. La formation de biominéraux par certaines bactéries et l'impact de cette activité bactérienne sur de nouveaux bétons bactériens seront donc étudiés durant cette thèse.