Thèse en cours

Mesurer, évaluer et réorienter les soutiens publics à l'agriculture : un enjeu de sécurité alimentaire et de durabilité environnementale pour l'Afrique

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 29/04/2026. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Abdoul fattath Tapsoba
Direction : Catherine Araujo-bonjean
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Sciences Economiques
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 29/04/2026
Etablissement(s) : Université Clermont Auvergne (2021-...)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale des sciences économiques, juridiques, politiques et de gestion (Clermont-Ferrand)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'Etudes et de Recherches sur le Développement International
Jury : Président / Présidente : Pascale Combes motel
Examinateurs / Examinatrices : Catherine Araujo-bonjean, Astou Diao camara, Pierre Jacquet, Tristan Le cotty, Catherine Laroche dupraz
Rapporteurs / Rapporteuses : Tristan Le cotty, Catherine Laroche dupraz

Résumé

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Face au double défi de garantir la sécurité alimentaire mondiale et de répondre à l'urgence climatique, cette thèse interroge l'efficacité économique et la durabilité environnementale des soutiens publics agricoles. La première partie est consacrée à l'analyse des outils de mesure de ces soutiens. Elle propose un cadre de consolidation des données pour améliorer le suivi et la comparabilité internationale des politiques de soutien et questionne leur efficacité ainsi que leurs orientations en matière de durabilité. Ainsi le Chapitre 1 surmonte une fragmentation des données internationales en les consolidant autour d'un « Observatoire mondial des soutiens publics », couvrant 93 pays représentant plus de 90 % de la valeur de la production agricole mondiale. Le second chapitre questionne l'efficacité des soutiens publics agricoles en Afrique subsaharienne. Il évalue la pertinence de la cible politique de 10 % fixée par la déclaration de Maputo sur les dépenses publiques agricoles. Les résultats mettent en évidence une relation non linéaire où le seuil d'efficacité des dépenses pour stimuler la valeur ajoutée agricole se situe autour de 14-15 %. Le chapitre 3 dresse une analyse d'économie politique globale des soutiens publics, montrant qu'en dépit des défis en lien avec le changement climatique, la majorité des soutiens publics agricoles demeure faiblement alignée avec les Objectifs du développement durable (ODD). La seconde partie change d'échelle pour évaluer l'impact de l'irrigation solaire dans la zone des Niayes (Sénégal). Le bilan carbone de 804 producteurs révèle que 85 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) proviennent des pratiques de fertilisation et non de l'énergie. L'analyse met en lumière des inégalités structurelles, notamment de genre avec les exploitations dont le chef est une femme émettant jusqu'à cinq fois plus de GES par kilo de produit, en raison de rendements plus faibles. L'évaluation d'impact par propensity score matching (PSM) montre que l'adoption du solaire réduit les émissions totales de 47 % à 57 %, essentiellement par la substitution des énergies fossiles. L'adoption partielle (solaire/fossile) se révèle inefficace pour réduire les émissions, ce qui plaide pour des politiques soutenant une transition technologique complète. Les conclusions de la thèse invitent à une réorientation structurelle des politiques agricoles, fondée sur leur efficacité et leur cohérence avec les ODD. Relever ce défi exigera non seulement de mieux mesurer, comprendre et anticiper les impacts des politiques, mais également une forte volonté politique pour les traduire en réformes efficaces.