De la décentralisation à la différenciation territoriale, recherche sur des ruptures juridiques
| Auteur / Autrice : | Jean-Christophe Cervantes |
| Direction : | Charles andre Dubreuil |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2018 |
| Etablissement(s) : | Université Clermont Auvergne (2021-...) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Sciences Economiques, Juridiques, Politiques et de Gestion |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre Michel de L'Hospital CMH UR 4232 |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
La volonté de différencier les territoires urbains et les territoires ruraux est aussi marquée, sur le plan institutionnel, par la multiplication des statuts particuliers. Nous en voulons pour preuve les nouvelles structurations opérées pour la métropole de Lyon, la nouvelle Collectivité de Corse ou la transformation de la Ville de Paris. Qualifiées de collectivités à statut particulier, ces entités locales présentent les caractéristiques de déroger très nettement au droit commun. Elles sont, au surplus, le fruit de « demandes politiques locales »5. Eu égard à ce rappel contextuel, nous nous questionnons sur les virages pris par la décentralisation. Qu'at- elle à voir avec la reconnaissance textuelle d'un droit à la différentiation territoriale ? Sommes-nous face à un approfondissement de la décentralisation ou au contraire d'une recentralisation masquée des pouvoirs par l'Etat ? Sommes-nous plutôt en train de franchir l'étape d'un Etat régional ou fédéral à l'image des relations entretenues avec la Nouvelle-Calédonie ? Basculons-nous ainsi dans une République différenciée voulant partager son pouvoir législatif avec les territoires ou s'agit-il d'une reprise en main par l'Etat des affaires locales ? La décentralisation peut-elle être en harmonie avec un droit à la différenciation territoriale plus visible et plus effectif ? Il nous semble important d'aborder le droit à la différenciation pour deux raisons majeures. D'une part le projet de révision de la constitution propose de le graver dans le marbre constitutionnel. Cela aura forcément des conséquences juridiques dans la vie des territoires. D'autre part, il nous semble que la différenciation, abordée sous le prisme d'un droit n'a pas encore fait l'objet d'études approfondies, si ce n'est les quelques auteurs que nous évoquerons plus loin. Ainsi nos intuitions nous font penser qu'il est nécessaire, intéressant et fortement pertinent d'orienter notre recherche sur les ruptures juridiques opérées à l'intérieur de la décentralisation. Ces ruptures semblent avoir permis une reconnaissance progressive d'un droit à la différenciation.