Thèse en cours

Caractérisation multi-omique des mécanismes de résistance du glioblastome et de son microenvironnement induits par la thérapie

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 18/06/2026. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Juliette Reveilles
Direction : Giorgio Seano
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Biologie moléculaire et cellulaire
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 18/06/2026
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Signalisations et réseaux intégratifs en biologie
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Signalisation, Radiobiologie et Cancer
Référent : Faculté de médecine
graduate school : Université Paris-Saclay. Graduate School Life Sciences and Health (2020-....)
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Sorana Morrissy, Thomas Mathivet, Géraldine Gentric, François Ducray, Marie-Pierre Junier, Franck Bourdeaut
Rapporteurs / Rapporteuses : Sorana Morrissy, Thomas Mathivet

Résumé

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Introduction. Le glioblastome est une tumeur cérébrale mortelle, avec des récidives quasi systématiques malgré un traitement intensif, en raison de son hétérogénéité et de sa plasticité. La plupart de ces rechutes surviennent dans les marges locales de la résection ; nous avons donc émis l'hypothèse que les lésions chirurgicales favorisent la récidive locale et l'échec ultérieur du traitement (objectif 1). Si la chirurgie est la première étape du traitement, l'ensemble du protocole de soin crée collectivement une pression évolutionnaire unique. Jusqu'à présent, les efforts de la communauté scientifique visant à comparer les tumeurs primaires et récurrentes chez les patients ont conclu que les transitions d'état après le traitement étaient imprévisibles. De plus, la tumeur résiduelle minimale lors de la phase de rémission, à l'origine de la rechute, est inaccessible à la biopsie chez les patients. Dans cette étude expérimentale et computationnelle, nous avons cartographié pour la première fois les états des cellules tumorales après l'ensemble du protocole de traitement standard à une résolution en cellule unique et épigénomique (objectif 2). Méthodes. Pour combler ces lacunes, nous avons mis au point des modèles murins qui répliquent la procédure neurochirurgicale, et avons caractérisé le paysage postopératoire grâce à une combinaison de techniques multiomiques en cellule unique (scRNA-seq, snATAC-seq). A ce modèle, nous avons ajouté radio- et chimiothérapie pour reproduire la norme de soins, et reconstituer le schéma régression-rémission-récidive observé chez les patients. Nous avons fait du multiome en cellule unique (snRNA-seq, snATAC-seq) à plusieurs stades post-traitement et lors de la récidive, et avons intégré ces deux modalités pour identifier des régulateurs transcriptionnels clés de chaque phase. Pendant la rémission, nous avons utilisé la méthode de FLASH-seq, qui permet de profiler le transcriptome en cellule unique de cellules rares. Résultats objectif 1. Nous avons démontré que la chirurgie provoque des lésions vasculaires, une hypoxie dans les tissus résiduels, entraînant un remodelage épigénétique, une transition proneurale-mésenchymateuse, et une plus grande immunosuppression. Nos résultats ont permis d'identifier les lésions associées à la chirurgie comme un facteur contribuant à la récidive. Résultats objectif 2. Après traitement, les cellules tumorales subissent de profondes altérations chromatiniennes et transcriptomiques, mais retrouvent en grande partie leur profil initial à la récidive. L'intégration des données épigénomiques et transcriptomiques a révélé des régulateurs spécifiques à chaque phase (NF1 en régression, MEF2 à la récidive), ainsi que des facteurs maintenus actifs à chacune des phases après traitement, comme BACH1 et FOSL2. Au cours de la phase de rémission, les voies liées à la matrice extracellulaire et à la sénescence, notamment l'état VC-Resist, un état cellulaire résistant à la thérapie et de type sénescent, ont été enrichis, parallèlement à une réduction du métabolisme du cholestérol. À l'aide d'une analyse en composantes indépendantes, nous avons identifié un « programme de persistance » associé à une survie globale plus faible dans les données du TCGA. Ce programme, initialement rare dans les tumeurs naïves, a été induit par le traitement, passant d'environ un tiers des cellules peu après la thérapie à la quasi-totalité des cellules en rémission, avant de redescendre à la moitié des cellules lors de la récidive. Conclusions. Nos résultats ont mis en évidence la dynamique temporelle qui sous-tend la résistance du glioblastome et confirment la nécessité d'adapter les traitements non seulement à chaque patient, mais aussi à la nature dynamique du glioblastome. La fenêtre postopératoire, tout comme la phase de rémission, constituent des fenêtres thérapeutiques étroites pouvant être exploitées pour des interventions visant à retarder ou à prévenir la récidive.