Thèse en cours

Analyse et caractérisation des éléments légers spatialisés dans les métaux ferreux anciens

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 30/09/2025. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Sarah Schmitt
Direction : Nicolas Wilkie-chancellier
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Génie électrique et électronique - Cergy
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 30/09/2025
Etablissement(s) : CY Cergy Paris Université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences et ingénierie
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Systèmes et Applications des Technologies de l'Information et de l'Energie
Jury : Président / Présidente : Cécile Fabre
Examinateurs / Examinatrices : Nicolas Wilkie chancellier, Bruno Bousquet, Alexandre Semerok, Vincent Motto-ros, Xueshi Bai, Jean-Marc Vallet, Philippe Dillmann
Rapporteurs / Rapporteuses : Bruno Bousquet, Alexandre Semerok

Mots clés

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Résumé

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L'évolution des techniques métallurgiques anciennes, les choix artisanaux et la circulation des savoir-faire sont des questions majeures en archéométrie. Parmi les matériaux étudiés, les alliages ferreux anciens — utilisés pour la fabrication d'outils, d'armes ou de structures de monuments — présentent une grande hétérogénéité de composition, notamment en ce qui concerne les éléments légers tels que le carbone et le phosphore. Ces éléments jouent un rôle déterminant dans les propriétés mécaniques des objets (résistance, dureté, aptitude à la trempe) et constituent des traceurs historiques et technologiques des chaînes opératoires anciennes. Leur localisation et leur quantification sont donc essentielles pour mieux comprendre les pratiques sidérurgiques du passé. Ce travail de thèse s'inscrit dans ce contexte et évalue le potentiel de la spectroscopie d'émission du plasma induit par laser (LIBS) pour la détection, la quantification et la cartographie de ces éléments légers, en particulier le carbone, dans des matériaux ferreux patrimoniaux. La LIBS est une méthode rapide, peu destructive, compatible avec des objets sensibles et potentiellement applicable in situ. Toutefois, la quantification des éléments légers dans les matrices ferreuses par LIBS reste complexe en raison des interférences spectrales liées au fer, des effets de matrice, et de la nécessité d'une calibration rigoureuse pour obtenir des mesures fiables. L'étude repose sur la comparaison de la LIBS avec deux méthodes de référence — la spectrométrie de masse à plasma inductif couplée à une ablation laser (LA-ICP-MS) et l'analyse par réaction nucléaire (NRA) — sur un corpus constitué de matériaux de référence, d'objets archéologiques et d'échantillons de pièces muséales. Les résultats ont permis d'identifier les forces et les limites de la LIBS pour la cartographie du carbone à l'échelle micrométrique, ainsi que les conditions nécessaires à l'obtention de données fiables. Ce travail contribue ainsi à l'élargissement des outils analytiques à disposition de l'archéométallurgie, en proposant une méthode plus accessible pour les environnements contraints (objets uniques, musées, fouilles, chantiers de restauration) et en approfondissant la compréhension des éléments légers dans les alliages ferreux anciens.