Éléments pour une histoire de la démolition du néolithique à nos jours.
| Auteur / Autrice : | Siméon Gonnet |
| Direction : | Paul Landauer |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Architecture |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/01/2023 |
| Etablissement(s) : | Université Gustave Eiffel |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Ville, Transports et Territoires |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : OCS - Observatoire de la condition suburbaine |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Prenant appui sur la vive actualité des thèmes de la ruine, du réemploi et du recyclage dans la discipline archéologique, ce travail interroge les enjeux contemporains de la démolition au regard de son histoire profonde. Il s'agit à la fois d'exhumer la diversité des pratiques de démolition ayant pris place au sein de certaines ères culturelles dites prémodernes, mais aussi de relativiser le rôle « réformateur » accordé aux activités de la démolition dans l'Histoire occidentale. Si les bâtisseurs de ces périodes ont bien usé de la démolition pour bâtir, c'est sur un motif très différent de celui consistant à libérer du terrain pour de futures constructions. En encombrant volontairement le sol des édifices démolis et en associant parfois leurs ruines à l'élévation des suivants, ils semblent avoir davantage cherché à perpétuer l'uvre des générations précédentes qu'à en précipiter l'effacement. Partant de ce constat, nous nous interrogerons sur la nature et le rôle que la démolition peut encore tenir dans un processus de sédimentation lente de l'architecture à travers le temps. Il s'agira d'examiner si la quête de durabilité que cultive notre époque ne procèderait pas moins d'un souci de maintenance ou de recyclage sans fin des uvres, que d'une attention renouvelée à l'expérience de leur finitude.