Thèse en cours

Évaluer et atténuer la fatigue mentale aiguë chez les étudiants : le rôle des pauses, de la relaxation et de l'activité physique sur la récupération

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 04/12/2025. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Roxane Bureau
Direction : Fabien Fenouillet, Laure LéGER-CHORKI
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Psychologie
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 04/12/2025
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Connaissance, langage, modélisation (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire Interdisciplinaire de Neurosciences, Physiologie et Psychologie : Activité Physique et Santé
Jury : Président / Présidente : Laurence Kern
Examinateurs / Examinatrices : Fabien Fenouillet, Laure Leger, Romuald Lepers, Franck Amadieu, Charles Martin-krumm
Rapporteurs / Rapporteuses : Romuald Lepers, Franck Amadieu

Résumé

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La fatigue mentale aiguë est un état psycho-biologique transitoire induit par un effort mental prolongé. Elle se manifeste notamment par une altération des capacités d’inhibition, de planification, de régulation émotionnelle, ou encore d’une perception amplifiée de l’effort à fournir. Ces multiples conséquences risquent de perturber les activités d’une population particulièrement exposée aux sollicitations cognitives : les étudiant∙es. Dans un contexte universitaire, faire des pauses est un levier courant pour lutter contre la fatigue mentale. Toutefois, toutes les pauses ne se valent pas. L’objectif de cette thèse a donc été d’étudier comment favoriser la récupération pendant une pause à la suite d’une fatigue mentale aiguë chez des étudiants. Pour y répondre, plusieurs études ont été menées. Un premier axe a porté sur le développement et la validation d’une nouvelle échelle subjective pour mesurer la fatigue mentale aiguë. Un second axe a consisté en une enquête en condition écologique pour recueillir les activités réalisées pendant les pauses chez des étudiants et s’assurer de l’impact restaurateur des pauses. Enfin, deux interventions (relaxation progressive musculaire et activité physique d’intensité modérée) ont été testées pour évaluer leur efficacité à atténuer la fatigue mentale, par rapport à une pause où les participants seraient libres de faire ce qu’ils souhaitent. Les résultats de cette thèse mettent en avant l’importance des pauses pour lutter contre la fatigue mentale, de l’efficacité spécifique de l'activité physique pour favoriser la récupération, et de la nécessité d’un nouveau modèle théorique pour expliquer le réengagement dans l’effort après une fatigue. Ces travaux apportent des contributions à la fois théoriques, méthodologiques et aussi appliquées dans un contexte universitaire. Malgré certaines limites, ils ouvrent de nombreuses perspectives de recherche sur la fatigue mentale et les pauses.