Visualisation de la biodistribution du SRAS-CoV-2 en corps entier in vivo par imagerie immunoTEP chez le primate non-humain
Auteur / Autrice : | Alexandra Detrille |
Direction : | Roger Le grand |
Type : | Projet de thèse |
Discipline(s) : | Immunologie |
Date : | Soutenance en 2024 |
Etablissement(s) : | université Paris-Saclay |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Innovation thérapeutique : du fondamental à l'appliqué |
Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Immunologie des maladies virales, auto-immunes, hématologiques et bactériennes |
Référent : Faculté de pharmacie | |
graduate school : Université Paris-Saclay. Graduate School Santé et médicament (2020-....) | |
Jury : | Président / Présidente : Vincent Lebon |
Examinateurs / Examinatrices : Greetje Vande velde, Elisabeth Miot-noirault, Sylvie Van der werf | |
Rapporteurs / Rapporteuses : Greetje Vande velde, Elisabeth Miot-noirault |
Mots clés
Résumé
Le but de cette thèse est de mieux comprendre la physiopathologie liée au COVID-19 en caractérisant la biodistribution du SRAS-CoV-2 tout au long de l'infection dans l'organisme. L'objectif étant de pouvoir d'une part localiser le virus dans les différents organes, d'autre part pouvoir suivre son évolution tout au long de l'infection et enfin, identifier de potentiels réservoirs viraux dans le cas du COVID long. A terme, ces recherches permettraient également d'évaluer l'efficacité de vaccins et de traitements anti-viraux. Afin de déterminer la biodistribution virale, nous avons exposé des macaques avec le variant delta du virus. Nous avons ensuite ciblé une région conservée du virus à l'aide d'un anticorps monoclonal non neutralisant anti-SRAS-CoV-2 marqué radiologiquement au zirconium-89 que nous avons suivi in vivo par une technique d'imagerie non invasive : la tomographie à émissions de positons couplée à la tomodensitométrie (TEP/TDM). Cela nous a permis de visualiser et de quantifier la distribution des particules virales de manière longitudinale à l'échelle du corps entier. De cette manière, nous avons pu suivre l'évolution de la distribution du virus de l'infection initiale jusqu'à la rémission. Le virus a été détecté par imagerie TEP durant la phase aigüe de l'infection (sinus, poumons, trachée) ainsi que dans le cerveau des macaques convalescents. Ces résultats ont été validés par des analyses plus classiques de charges virales par RT-qPCR dans les écouvillons nasaux, trachéaux et dans les tissus des animaux exposés au pic d'infection ainsi que par des analyses histologiques. Ces résultats novateurs sont un premier pas vers une compréhension systémique de la biodistribution de ce virus. Cet outil innovant et prometteur pourrait permettre de participer à une meilleure compréhension des mécanismes en jeu dans les affections liées au COVID long tout en ouvrant d'autres pistes de recherche notamment sur le passage de la barrière hématoencéphalique après la phase aigüe d'infection.