Thèse en cours

Garder son corps, armer son bras : l’évolution de l’équipement du combattant à cheval en Europe occidentale du XIe au XIIIe siècle, une approche pluridisciplinaire. : l'évolution de l'équipement du combattant à cheval en Europe occidentale, de la bataille d'Hasting à la bataille de Cassel (1066-1328), une approche pluridisciplinaire

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Auteur / Autrice : Nathanaël dos reis
Direction : Martin AurellMartin Aurell
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Histoire médiévale
Date : Inscription en doctorat le 27/09/2022
Etablissement(s) : Poitiers
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Humanités (Poitiers ; 2018-....)

Résumé

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Cette thèse ambitionne d’approcher le corps chevaleresque sous le prisme de la culture matérielle. Les travaux universitaires sur le sujet sont anciens et devant les nouvelles données disponibles, il semble nécessaire d’en proposer une approche nouvelle et pluridisciplinaire. Loin d’être monolithique, on observe à partir de la seconde moitié du XIe siècle une rapide évolution de l’équipement militaire : l’armure devient plus couvrante, le casque se ferme, le bouclier change de forme… Cela coïncide avec un changement dans la pratique martiale : l’adoption de la lance couchée. Cet usage centré sur la percussion et favorisant le désarçonnement de son adversaire amène les cavaliers à développer un équipement plus adapté. Par la suite, si la silhouette du chevalier, revêtu intégralement d’un haubert, armé d’un heaume, d’un écu et d’une épée semble figée dans son esthétique générale, du moins jusque dans l’iconographie du début du XIVe siècle, de subtiles mais non moins essentiels développements ne cessent d’apparaitre, témoignant de l’incessante recherche de la protection optimale. Chaque source étant partielles et partiales, il est important d’adopter une approche pluridisciplinaire en travaillant à la fois sur les sources textuelles, iconographiques et archéologiques pour pouvoir dresser un état des lieux le plus fidèle possible. Confronter ces différentes sources et les faire dialoguer est essentiel pour saisir la complexité de l’armement chevaleresque. L’expérimentation, cadrée et normée, permettra de compléter les données manquantes, de confirmer ou d’infirmer les hypothèses avancées sur la résistance des armures et du corps faces aux coups portés.