Thèse en cours

Modélisation de la combustion turbulente assistée par plasma pour la prédiction de la stabilisation des flammes et des émissions polluantes : Des modèles d'ordre réduit aux simulations haute fidélité

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Auteur / Autrice : Stéphane Wang
Direction : Benoît FiorinaChristophe Laux
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Energétique
Date : Inscription en doctorat le 01/11/2022
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences Mécaniques et Energétiques, Matériaux et Géosciences
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : EM2C - Energétique Moléculaire et Macroscopique, Combustion
Référent : CentraleSupélec
graduate school : Université Paris-Saclay. Graduate School Sciences de l'ingénierie et des systèmes (2020-....)

Résumé

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La combustion d'hydrocarbures, qui intervient dans plus de 80 % de la consommation mondiale d'énergie primaire, produit la plupart des émissions anthropiques de CO2. Pour relever le défi du changement climatique, il faut donc décarboniser les systèmes de combustion. Une solution pour une combustion sans CO2 consiste à brûler des e-carburants produits à partir de sources d'énergie renouvelables, par exemple par électrolyse de l'eau. Si les flammes des e-carburants n'émettent pas de CO2, elles se caractérisent par des zones à haute température, qui favorisent la formation d'oxydes d'azote (NOx). Une solution pour limiter la température de la chambre de combustion est de diminuer le rapport d'équivalence du mélange. La production de NOx est bien diminuée, mais la faible température de la flamme induit des taux de réaction chimique plus lents, ce qui entraîne souvent une combustion incomplète. Une solution émergente pour permettre la stabilisation de la flamme dans des régimes plus pauvres, adaptée à une large gamme d'applications de combustion, consiste à générer des décharges électriques à la base de la flamme. Les décharges électriques à haute tension génèrent localement un plasma, qui interagit avec la combustion. Les décharges répétitives à la nanoseconde (NRP) sont particulièrement efficaces ; elles permettent la stabilisation de flammes prémélangées pauvres sur plusieurs flammes hydrocarbure-air à l'échelle du laboratoire et même dans un banc d'essai représentatif de l'environnement d'une turbine à gaz avec des puissances de plasma typiquement inférieures à 1% de la puissance libérée par la flamme. Les objectifs de cette thèse sont d'effectuer des calculs haute performance de la combustion d'hydrogène assistée par plasma en incluant les effets chimiques complexes dans la simulation d'écoulement réactif turbulent hautement résolu. L'impact du plasma sur la combustion sera traité en améliorant le modèle semi-empirique de décharge NRP développé par Castela et al. (2016). Une fois amélioré et développé, le modèle de combustion turbulente d'hydrogène assistée par plasma sera implémenté dans un solveur LES et utilisé pour calculer deux configurations : 1) le brûleur MiniPAC, qui est une flamme de type corps non-profilé stabilisée par des décharges NRP, et 2) la chambre de combustion BIMER, qui est une chambre de combustion swirlée confinée hautement turbulente représentative d'un dispositif de combustion aéronautique. Cette thèse s'inscrit dans le cadre du projet ERC-H2020 GREENBLUE (Greenhouse Gas and Pollutant Emission Reductions using Plasma-Assisted Combustion for a Blue Planet).