Thèse en cours

Développement de nouvelles techniques de Machine Learning pour la reconstruction des traces chargées dans l'expérience ATLAS

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Auteur / Autrice : Jeremy Couthures
Direction : Marco DelmastroDavid RousseauAlexis Vallier
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Physique Subatomique et Astroparticules
Etablissement(s) : Chambéry
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale physique (Grenoble, Isère, France ; 1991-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire d'Annecy de Physique des Particules
Jury : Examinateurs / Examinatrices : Tobias Golling, Gaëlle Boudoul, Alexandre Benoit, Gabriel Facini, Jan Stark, Marco Delmastro, David Rousseau
Rapporteurs / Rapporteuses : Tobias Golling, Gaëlle Boudoul

Résumé

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Dans les prochaines années, le Grand Collisionneur de Hadrons (Large Hadron Collider, LHC) du CERN entrera dans sa phase de haute luminosité (HL-LHC). Dans cette phase, environ 200 collisions simultanées proton-proton se produiront à chaque croisement de paquets, posant un défi computationnel majeur pour la reconstruction des trajectoires des particules chargées. En préparation, l'expérience ATLAS remplace ses détecteurs internes par l'Inner Tracker (ITk), offrant une couverture plus large et une granularité plus fine que le trajectographe actuel. Cette thèse explore de nouvelles approches d'apprentissage automatique pour la reconstruction des trajectoires de particules chargées avec ITk, dans le but d'améliorer les performances des méthodes actuelles de reconstruction tout en respectant les contraintes computationnelles du HL-LHC. Cet objectif est en premier temps abordé par une généralisation de l'étape de “seeding” de la reconstruction standard des trajectoires. La méthode proposée regroupe les points similaires et applique l'algorithme de seeding au sein de chaque groupe, tout en conservant l'ensemble des “seeds” identifiées. Cette approche permet de réduire le nombre de seeds propagées aux étapes ultérieures de la reconstruction. Les performances de cette nouvelle méthode sont évaluées en fonction de divers paramètres clés, métriques et stratégies de binning. Ces études sont menées à l'aide du logiciel ACTS (A Common Tracking Software) en utilisant un détecteur générique, puis en utilisant la simulation de l'ITk d'ATLAS dans le framework Athena. La faisabilité de la régression des paramètres de traces à l'aide d'une architecture de type transformeur est ensuite étudiée. Les résultats sont d'abord présentés pour un problème simplifié en utilisant les données de la compétition TrackML, puis étendus à un scénario plus réaliste avec l'Open Data Detector et une simulation complète. Une étape de prétraitement est également introduite afin d'imposer la symétrie cylindrique dans les prédictions du modèle. Différentes stratégies d'optimisation sont appliquées en fonction des paramètres régressés, et une procédure de raffinement (fine-tuning) est mise en œuvre pour atténuer les biais induits par le jeu de données utilisé. Cette approche permet d'atteindre des résolutions sur les paramètres comprises entre 5 et 40 % de celles obtenues avec ACTS. Cette thèse étudie également l'interprétabilité du modèle de “metric learning” de la reconstruction de trajectoires développée dans le cadre du projet GNN4ITk, basée sur l'utilisation de réseaux de neurones graphiques. Deux méthodes d'interprétabilité indépendantes du modèle et complémentaires sont appliquées a posteriori sur le modèle. La première identifie trois neurones ayant un impact significatif sur les performances du modèle. Ces neurones sont interprétés visuellement, et des expressions symboliques sont dérivées pour leurs activations. Deux de ces neurones calculent des grandeurs liées à la géométrie du détecteur, tandis que la distribution du troisième présente des similarités avec la succession de fenêtres de recherche utilisées dans les algorithmes standards de reconstruction de trajectoires. La seconde approche s'appuie sur la théorie de l'information pour identifier des variables connues, implicitement construites par le modèle. Les caractéristiques des particules qui ne peuvent être calculées à partir d'un seul point apparaissent effectivement aléatoires pour le modèle, tandis que celui-ci montre une construction progressive d'information sur une grandeur approximable. Enfin, ce travail de recherche est complété par le développement d'une interface utilisateur spécialisée de la base de données de production d'ATLAS, visant à simplifier l'enregistrement des composants de l'ITk durant sa phase de production. Cette interface permet de suivre l'état d'avancement de la production de chaque composant et fournit des outils pour surveiller le rendement de la production.