Thèse en cours

Développement et validation de méthodes pour une évaluation individualisée de la sécurité IRM d’implants actifs

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 28/11/2025. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Chiara Hartmann
Direction : Emmanuel Barbier
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Physique pour les Sciences du Vivant
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 28/11/2025
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale physique
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Grenoble Institut des Neurosciences
Jury : Président / Présidente : Etienne Perret
Examinateurs / Examinatrices : Jacques Felblinger, Marie Poirier-quinot, Olivier Ernst, Constantin Slioussarenko
Rapporteurs / Rapporteuses : Jacques Felblinger, Marie Poirier-quinot

Résumé

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L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est considérée comme une modalité d’imagerie particulièrement sûre grâce à l’absence d’effets à long terme sur les tissus. Cependant, pour les patients porteurs d’implant métallique, les interactions entre le champ magnétique généré par l’IRM et l’implant peuvent induire des risques. Les travaux de la thèse se concentrent sur les risques liés aux interactions entre la composante radiofréquence (RF) B1 du champ magnétique généré par l’IRM et les implants filaires tels que les implants de Stimulation Cérébrale Profonde (SCP) ou les stimulateurs cardiaques. Le champ B1 de l’IRM peut induire, via le champ électrique concomitant, un courant RF dans le fil conducteur de l’implant, qui provoque un échauffement à l’interface entre l’implant et les tissus, avec un risque de lésion. Ce risque d’échauffement dépend grandement de la configuration de l’implant par rapport au patient et à l’IRM du fait des interactions complexes. Ce travail de thèse vise a développer et valider des méthodes IRM pour évaluer, pour chaque patient individuellement, les risques d’échauffement durant un examen IRM. Ces méthodes visent à couvrir aussi les configurations pour lesquelles les limites d’exposition RF des fabricants des implants ne sont pas applicables, comme des électrodes multiples, abandonnées ou fracturées. Deux approches complémentaires ont été suivies : [1] L’évaluation du risque individuel grâce à un pré-scan à faible Débit d’Absorption Spécifique (DAS). Le courant RF induit dans un implant perturbe le champ B1 et donc le signal IRM proche de l’implant. Les méthodes développées visent à mesurer le courant RF dans des implants filaires pour prédire l’échauffement dans les conditions précises de l’examen à partir d’une acquisition IRM adaptée réalisée au début. Une séquence IRM dédiée a été développée et optimisée pour maximiser la sensibilité aux perturbations du B1 sur une large gamme dynamique. Le signal IRM autour de l’implant a été modélisé en fonction de paramètres incluant l’amplitude du courant, sur la base du théorème d’Ampère et des équations de Bloch, en étendant le domaine de validité du modèle par rapport à l’état de l’art précédent. Des méthodes de reconstruction du courant à partir de signaux IRM ont été mises au point, en optimisant la robustesse de l’analyse. L’ensemble des méthodes a été validé par des simulations EM ainsi que des expériences sur fantôme, aussi bien pour un objet test que pour un implant réel. La précision de prédiction de l’échauffement obtenue démontre l’utilié des méthodes pour l’usage visé. Les travaux menés fournissent une base solide pour une évaluation future de ces méthodes dans un environnement tissulaire hétéorgène et en présence de mouvements. [2] Le suivi en temps réel par thermométrie IRM de l’échauffement au bout de l’implant. Dans ces travaux, une méthode originale exploitant la perturbation du champ statique B0 autour de l’implant pour mesurer l’échauffement en temps réel par IRM a été développée. Cette méthode propose d’acquérir un signal IRM en présence de gradients spiralés qui vont compenser localement les gradients causés par l’implant, permettant d’obtenir un signal proche de l’implant sensible aux variations de température. Les travaux menés ont permis d’identifier une potentielle source de signal de thermométrie beaucoup plus sensible que les méthodes de thermométrie IRM standard grâce à la variabilité de la susceptibilité magnétique du PtIr des électrodes DBS en fonction de leur température. Une première évaluation de la méthode a été réalisée in silico grâce à des simulations 3D de cartes de paramètres autour de l’implant, suivie d’une simulation des équations de Bloch et une reconstruction de la température basée sur des méthodes d’apprentissage profond, avec des résultats encourageants. Ces résultats préliminaires restent à être confirmés expériementellement avant une optimisation des méthodes d’acquisition et d’analyse.