Apprentissage profond pour la conversion d’IRM vers TDM en imagerie thoracique
Auteur / Autrice : | Arthur Longuefosse |
Direction : | Pascal Desbarats, Fabien Baldacci |
Type : | Thèse de doctorat |
Discipline(s) : | Informatique |
Date : | Soutenance le 18/12/2024 |
Etablissement(s) : | Bordeaux |
Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale de mathématiques et informatique |
Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire bordelais de recherche en informatique |
Jury : | Président / Présidente : Jenny Benois Pineau |
Examinateurs / Examinatrices : Nicolas Normand | |
Rapporteurs / Rapporteuses : Serge Miguet, José Maria Martinez Sanchez |
Mots clés
Résumé
L’imagerie thoracique présente des défis importants, chaque modalité d’imagerie ayant ses propres limitations. Le scanner (CT), référence en imagerie pulmonaire, offre une haute résolution spatiale, mais utilise des rayonnements ionisants, posant des risques pour les patients nécessitant des examens fréquents. À l’inverse, l’IRM pulmonaire offre une alternative sans radiation, mais est limitée par des problèmes techniques tels qu’un faible contraste et des artefacts, limitant son adoption clinique à grande échelle. Récemment, l’IRM à temps d’écho ultracourt (UTE-MRI) a montré un potentiel pour surmonter certaines de ces limitations, mais elle ne parvient toujours pas à atteindre la haute résolution et la qualité d’image du scanner, notamment pour l’évaluation détaillée des structures. L’objectif principal de cette thèse est de développer et valider des modèles basés sur l’apprentissage profond pour synthétiser des images de scanner TDM à partir d’IRM UTE. Plus précisément, nous visons à évaluer la qualité des images, la reconstruction anatomique et l’applicabilité clinique de ces images de synthèse par rapport aux IRM UTE originales et aux scanners CT correspondants. Dans un premier temps, nous avons exploré les bases de la synthèse d’images médicales, en établissant le socle pour la conversion de l’IRM vers le scanner. Nous avons mis en œuvre un modèle de GAN 2D basé sur le cadre pix2pixHD, optimisé avec la normalisation SPADE et affiné les techniques de prétraitement telles que le rééchantillonnage et l’enregistrement. L’évaluation clinique par des radiologues experts a montré des résultats prometteurs en comparant les images synthétiques aux scans réels. La synthèse a été ensuite améliorée par l’introduction de la perte perceptuelle, qui a affiné les détails structurels et la qualité visuelle, et par l’intégration de stratégies 2.5D pour équilibrer la synthèse 2D et 3D. De plus, nous avons mis l’accent sur un processus de validation rigoureux utilisant des métriques spécifiques à la tâche, remettant en question les métriques globales traditionnelles basées sur l’intensité, en nous concentrant sur la reconstruction précise des structures anatomiques. Dans la dernière étape, nous avons développé un cadre de synthèse 3D robuste et évolutif en adaptant nnU-Net pour la génération de scanner, accompagné d’une fonction de perte priorisant les caractéristiques anatomiques, permettant une meilleure reconstruction des structures critiques telles que les voies respiratoires et les vaisseaux. Notre travail met en évidence le potentiel des modèles basés sur l’apprentissage profond pour générer des images synthétiques de haute qualité de type scanner à partir d’IRM UTE, offrant une amélioration significative de l’imagerie pulmonaire non invasive. Ces avancées pourraient considérablement améliorer l’applicabilité clinique de l’IRM UTE, en offrant une alternative plus sûre au scanner pour le suivi des maladies pulmonaires chroniques. De plus, un brevet est actuellement en préparation pour l’adoption de notre méthode, ouvrant la voie à une utilisation potentielle en milieu clinique.