Se faire mal au travail: socio anthropologie du corps des employé(e)s de chez LIDL
| Auteur / Autrice : | Julia Philippe |
| Direction : | Florent Schepens |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sociologie |
| Date : | Inscription en doctorat le 05/11/2021 |
| Etablissement(s) : | Besançon, Université Marie et Louis Pasteur |
| Ecole(s) doctorale(s) : | SEPT - Sociétés, Espaces, Pratiques, Temps |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de Sociologie et d'Anthropologie de l'UFC |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Lidl est une enseigne de Hard-discount: cela implique que les magasins sont tenus par un minimum d'employés et que ceux-ci se doivent d'être polyvalents, rapides et efficaces. Dans cette recherche de grande productivité imposée par les dirigeants (exemple: chronométrage en caisse, 30 articles par minute), il n'est pas rare que ces travailleurs (essentiellement des femmes) se blessent ou développent des maladies professionnelles. Il s'agira ici de faire l'étude de l'usage social de ces blessures: sont elles revendiquées, signe d'un travail bien fait ou cachées car elles ne renvoient pas aux normes de féminité attendues? Comment être une femme avec des bras marqués par le travail (plaies, brûlures ). Comment ces employés ''restent des femmes'', en faisant un travail qui demande force, courage et endurance, travail d'habitude réservé aux hommes. Pourquoi est ce que ces salariés acceptent de faire ''subir'' cela à leur corps? Cette recherche se classe dans le croisement du champs de la sociologie des groupes professionnels, de la socio-anthropologie du corps et la sociologie des genres.