Étude par simulation moléculaire de la stabilité relative de structures d'hydrates de gaz
| Auteur / Autrice : | Olivia Moro |
| Direction : | Vincent Ballenegger, Nigel Wilding |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Physique |
| Date : | Inscription en doctorat le Soutenance le 25/02/2026 |
| Etablissement(s) : | Besançon, Université Marie et Louis Pasteur en cotutelle avec Université de Bristol |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Carnot-Pasteur |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Univers, Théorie, Interfaces, Nanostructures, Atmosphère et environnement, Molécules |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Marc Simon |
| Examinateurs / Examinatrices : Vincent Ballenegger, Nigel Wilding, Francesco Turci, Benoît Coasne, Pál Jedlovszky | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Benoît Coasne, Pál Jedlovszky |
Mots clés
Résumé
Les hydrates de gaz sont connus depuis près de deux siècles, mais ils n'ont suscité un intérêt particulier qu'après que leur rôle dans la formation d'obstruction dans les oléoducs et les gazoducs a été reconnu. Ils constituent aujourd'hui un domaine de recherche actif, motivé non seulement par leur importance pour lindustrie pétrolière, mais aussi par leur intérêt scientifique fondamental et leurs applications potentielles, telles que le stockage du gaz, lexploitation des gisements naturels d'hydrates de méthane, et la séquestration du dioxyde de carbone dans les hydrates de gaz. Les simulations numériques servent doutil puissant pour évaluer la faisabilité de ces applications dans des conditions spécifiques de température et de pression, à condition que des modèles précis soient utilisés. Nous étudions dans cette thèse la stabilité thermodynamique relative des structures dhydrates de clathrate à laide de simulations moléculaires. Plus précisément, nous estimons la différence dénergie libre de Gibbs ( ∆G) entre deux structures candidates pour déterminer laquelle est plus stable. Nous utilisons pour cela la méthode Lattice-Switch Monte Carlo (LSMC), qui permet un calcul direct de ∆G et qui a déjà fait ses preuve dans le cas de systèmes atomiques plus simples. Bien que dautres méthodes de simulation existent, LSMC a l'avantage de permettre une estimation directe de ∆G avec son incertitude associée. Cependant, cette méthode nest pas sans limitations. Le mouvement lattice-switch, qui transforme une structure en une autre tout en préservant les déplacements atomiques, a une faible probabilité dacceptation. Pour surmonter cela, nous utilisons des méthodes d'échantillonnage biaisées pour explorer efficacement lespace de phase relevant. Nous avons appliqué la méthode LSMC à la transition fcc-hcp dans un cristal atomique pour valider nos résultats par rapport aux données de la littérature. Une des contraintes de LSMC est la nécessité que les deux structures de référence contiennent le même nombre de molécules de chaque espèce. Puisque les taux d'occupations des cages, à certaines pressions et températures, pour différentes phases clathrates ne sont généralement pas identiques, nous y remédions en introduisant un cycle thermodynamique reliant la configuration LSMC de référence (clathrate avec toutes les cages vides, ou toutes occupées par exactement une molécule) à un état de coexistence final où ∆G≈0 pour les phases clathrates avec les cages contenant le nombre correct de molécules à la pression et à la température considérées. Cette méthodologie est appliquée aux structures dhydrates II et H, en particulier pour les hydrates de méthane et dargon. Notre approche vise à la fois à reproduire les résultats expérimentaux et à fournir des éléments prédictifs pour de futures études.