Crises et démocraties africaines au prisme des médias radiophoniques : RFI et ses partenaires en Afrique de l'Ouest francophone
| Auteur / Autrice : | Ayouba Sow |
| Direction : | Nicolas Pélissier, Céline Masoni-lacroix |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Information et communication |
| Date : | Inscription en doctorat le Soutenance le 17/12/2025 |
| Etablissement(s) : | Université Côte d'Azur |
| Ecole(s) doctorale(s) : | SHAL - Sociétés, Humanités, Arts et Lettres |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : LABORATOIRE DES SCIENCES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION |
| Jury : | Président / Présidente : Étienne Damome |
| Examinateurs / Examinatrices : Nicolas Pelissier, Céline Masoni, Alexandre Joux, Cécile MéADEL, Matteo Treleani | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Étienne Damome, Alexandre Joux |
Résumé
Résumé : Chacune des cinq puissances permanentes du Conseil de sécurité de l'ONU finance des médias internationaux pour informer des publics étrangers, en particulier les populations africaines. Plus de soixante ans après leur accession à l'indépendance, les populations africaines, notamment francophones, sont toujours contraintes de passer par des médias étrangers pour s'informer sur le monde, voire sur l'actualité de leur propre pays. Les populations et dirigeants francophones du continent dépendent des informations diffusées par les puissances étrangères pour comprendre les enjeux mondiaux et pour faire entendre leur voix au-delà de leurs frontières. L'utilisation de l'information médiatique comme arme de guerre - soft power - est au cur de cette étude. Alors que les grandes puissances investissent massivement dans la diffusion de leur narratif, plusieurs États africains peinent à soutenir le développement de leurs médias nationaux. En conséquence, les médias internationaux sont devenus si influents qu'ils définissent l'agenda médiatique du continent : les faits qu'ils ne couvrent pas ont peu d'importance pour les populations locales et pour le reste du monde. En Afrique de l'Ouest francophone, RFI constitue la principale source radiophonique d'information internationale. Son influence lui permet d'exercer une pression considérable sur certains chefs d'État. En dénonçant sa couverture jugée tendancieuse, plusieurs gouvernements ouest-africains ont décidé d'interdire la diffusion de cette radio internationale sur leur territoire, celle-ci étant perçue par certains comme un vecteur du soft power français. RFI est-elle un média indépendant ou un instrument du soft power français ? Comment a-t-elle réussi à s'imposer dans l'espace médiatique francophone ? Quelles peuvent être les conséquences d'une dépendance informationnelle à une puissance étrangère ? Quelles initiatives pourraient être mises en place pour garantir la souveraineté informationnelle dans les États africains ? Cette recherche tente de répondre à ces questions et à bien d'autres. Mots-clés : Afrique, crises, démocratie, médias, radio, RFI.