« Ceux qui doivent bouger ». Rénovation urbaine et gouvernement relationnel des classes populaires.
| Auteur / Autrice : | Anis Zerde |
| Direction : | Rémi Lefebvre |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Science politique |
| Date : | Inscription en doctorat le 21/09/2020 |
| Etablissement(s) : | Université de Lille (2022-....) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale des Sciences Juridiques, Politiques et de Gestion |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'Études et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales |
Mots clés
Résumé
La loi du 1er août 2003 d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, dite loi « Borloo », a entraîné des transformations majeures au sein de centaines de quartiers des politiques de la Ville, avec des opérations de « démolition/reconstruction » d'une ampleur inédite sur le territoire national. Si les ressorts de cette politique publique nationale et de ses déclinaisons locales ont été largement étudiés par les chercheurs en sciences sociales, les travaux portant sur les effets sur le long terme de ces politiques sur les habitants concernés sont quasi inexistants. Ce projet de thèse entend donc analyser les effets des politiques de rénovation urbaine à la fois sur le rapport au politique des habitants (rapport aux institutions, aux élus, aux modes de participation politique...) mais aussi sur leurs conditions de vie de manière plus globale (usages du nouvel environnement résidentiel, sociabilités, gestion des budgets familiaux...). Le projet de thèse se situe donc à la croisée d'une analyse des politiques publiques et d'une sociologie politique des catégories populaires. Dans cet objectif, une approche ethnographique et longitudinale sera adoptée, permettant de suivre une cohorte de ménages, impactés par un projet de rénovation, sur plusieurs années.