Narration et sensations : l'art de la notation impressionniste dans les récits brefs (Fermina Marquez, Enfantines, Amants, heureux amants... et Allen) de Valery Larbaud.
| Auteur / Autrice : | Clara Montibeller |
| Direction : | Yves Baudelle |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Langue et littérature françaises |
| Date : | Inscription en doctorat le Soutenance le 29/11/2025 |
| Etablissement(s) : | Université de Lille (2022-....) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences de l'homme et de la société |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Analyses Littéraires et Histoire de la Langue |
| Jury : | Examinateurs / Examinatrices : Yves Baudelle, Gil Charbonnier, Catherine Douzou, François Berquin, Maria Isabel Corbi saez |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Gil Charbonnier, Catherine Douzou |
Mots clés
Résumé
Cette thèse analyse la manière dont Valery Larbaud élabore, dans ses récits brefs, une poétique de la perception fondée sur l'art de la notation impressionniste. Loin d'une représentation réaliste du monde, sa prose cherche à en capter les instants et les variations les plus sensibles par une écriture fragmentaire qui relève d'une véritable phénoménologie du regard, où chaque phrase devient le lieu d'une expérience perceptive. L'étude s'organise autour de quatre mouvements : l'émergence du sensible, d'abord, où la sensation fonde le rapport au monde et inscrit le corps au cur de l'expérience esthétique ; la mémoire ensuite, qui transforme la perception en trace et fait du souvenir une matière créatrice ; la voix, qui ouvre la narration à une conscience plurielle et résonnante ; enfin, la relation entre écriture, peinture et musique, qui révèle l'esthétique des correspondances à l'uvre dans la prose larbaldienne. Ainsi se dégage une véritable éthique du sensible : chez Larbaud, écrire consiste à accueillir le monde sans le figer. L'art de la notation impressionniste apparaît comme la forme moderne d'une prose sensorielle et poétique, accordée au rythme du réel.