Thèse en cours

Intelligence artificielle et neurosciences computationnelles : un cadre adaptatif pour l’étude des dynamiques cognitives, affectives et allostatiques

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 08/12/2025. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Badr Mouazen
Direction : Giovanni De marco
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Sciences du sport et du mouvement humain
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 08/12/2025
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences du sport, de la motricité et du mouvement humain (Gif-sur-Yvette, Essonne ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire Interdisciplinaire de Neurosciences, Physiologie et Psychologie : Activité Physique et Santé
Jury : Président / Présidente : Mohammed Bouhorma
Examinateurs / Examinatrices : Giovanni De marco, Aimad Qazdar, Sofia Ben jebara, Fatiha Elouaai
Rapporteurs / Rapporteuses : Aimad Qazdar, Sofia Ben jebara

Résumé

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Le modèle de fusion multimodale adaptative (Dynamic Gating) conserve une transparence décisionnelle complète grâce à la traçabilité des pondérations apprises et à l’interprétation des contributions respectives de l’EEG et du NIRS. L’analyse montre une prédominance moyenne de l’EEG (65 ± 7,6 %) sur le NIRS (35 ± 7,6 %), reflet de sa meilleure résolution temporelle. Cette hiérarchie varie : lors d’un engagement cognitif dirigé, l’EEG domine (67 %), tandis qu’en mode exploratoire le NIRS gagne en influence. Cette modulation traduit un principe d’allostasie computationnelle, le système ajustant dynamiquement sa confiance selon la stabilité du signal. L’analyse SHAP indique que l’entropie EEG est la méta-caractéristique clé : faible entropie → poids EEG accru ; entropie élevée → renforcement du NIRS. Le modèle redistribue ainsi la précision face à l’incertitude, suivant la logique bayésienne de minimisation de l’erreur de prédiction. Si les variables EEG représentent 99,6 % de l’importance totale, le NIRS agit comme régulateur de confiance : il stabilise la décision quand l’EEG devient bruité et valide métaboliquement les différences de charge cognitive (+42 % de consommation d’oxygène en phase exploratoire). Cette convergence électrique-métabolique confirme la nature neurogène des effets et illustre le principe de minimisation de l’énergie libre, où activité électrique et métabolisme augmentent conjointement pour restaurer la cohérence prédictive. Ces résultats soutiennent l’idée que l’absence d’objectif spécifique accroît la charge computationnelle et la dépense énergétique : les états exploratoires impliquent un échantillonnage plus large d’hypothèses, augmentant variance et entropie tout en maintenant une organisation interne suffisante. Cette exploration structurée reflète l’équilibre entre exploration et exploitation décrit par l’inférence active. Sur le plan clinique, la fusion EEG-NIRS fournit une évaluation plus complète : l’EEG capte la dynamique rapide, le NIRS la validation spatiale et métabolique. L’approche s’avère pertinente pour le suivi de la flexibilité cognitive, de la charge mentale et des troubles neurodégénératifs. Sa robustesse contextuelle permet un monitoring fiable même en cas d’artefacts ou de fatigue, ouvrant la voie à des protocoles de réhabilitation personnalisés et continus. Sur le plan éthique, la thèse propose un cadre de gouvernance pour les neurotechnologies explicables : – la neurovie privée, protégeant les données cérébrales par minimisation, anonymisation et chiffrement homomorphe ; – l’autonomie cognitive, préservée par le contrôle utilisateur et la transparence des boucles d’agence ; – l’équité neurologique, assurée par la diversification démographique, l’audit multi-groupes et le suivi des biais ; – une gouvernance adaptative, conciliant innovation et régulation via la standardisation technique, les audits éthiques et le consentement dynamique. Les limites concernent la généralisation (cohortes homogènes), le temps (validations transversales), le coût de l’explicabilité et les risques d’usage non éthique. Les travaux futurs devront intégrer l’adaptation inter-sujets, les études longitudinales et des architectures génératives implémentant réellement l’inférence active. En conclusion, cette recherche montre qu’il est possible de concevoir des IA neurophysiologiques performantes, interprétables et éthiques. L’explicabilité intégrée devient un levier de découverte et de confiance clinique. L’avenir des neurotechnologies repose sur la co-évolution de la puissance algorithmique et de la responsabilité humaine : des systèmes puissants mais gouvernables, innovants mais explicables, au service de la santé, de l’autonomie et de la dignité cognitive. Mots-clés : Intelligence Artificielle Explicable ; EEG ; NIRS ; SHAP ; Fusion Multimodale ; Dynamic Gating ; IA Éthique ; Neurovie Privée ; Équité Neurologique ; Flexibilité Cognitive ; Diagnostic Médical ; Transparence.