Le mini-abus de droit fiscal
| Auteur / Autrice : | Maxime Lossy |
| Direction : | Mireille Marteau-petit |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit public |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/11/2021 |
| Etablissement(s) : | La Réunion |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Lettres et sciences humaines, Droit économie gestion, Sciences politiques |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre de Recherche Juridique |
Mots clés
Résumé
Depuis quelques années le ministère de l'économie, des finances et de la relance fait de la lutte contre la fraude fiscale un axe majeur de la politique fiscale française. Pour cela, l'administration fiscale dispose de plusieurs outils juridiques pour sanctionner le contribuable. Antérieurement à 2020, l'administration fiscale disposait de deux mécanismes : l'abus de droit sur le fondement de la fictivité de l'acte, et l'abus de droit pour fraude à la loi dans un but exclusivement fiscal. Avec l'adoption de la loi de finance pour 2019, le législateur est venu ajouter un outil anti-abus, nommé « mini-abus de droit fiscal ». L'innovation du législateur est de faire référence à un « motif principalement fiscal » pour remettre en cause un acte. Le champ d'application de ce nouveau mécanisme anti-abus de droit semble plus large que la simple recherche d'un but exclusivement fiscal. Dès lors, ce nouveau dispositif anti-abus soulève des questions d'intelligibilité de la loi et de sécurité juridique qui, dans l'état actuel, laissent une grande marge de manuvre à l'administration fiscale et aux juges. Cette question pose le problème de théorie du droit quant à l'étendue de l'exercice des droits et, notamment, du droit de propriété.