Thèse en cours

Travailler fatigue. L'architecture au premier quart du XXIème siècle : travail réel, fonction d'encadrement, syndicalisations.

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Auteur / Autrice : Giulia Tellier
Direction : Jacques, dit jac Fol
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Architecture
Date : Inscription en doctorat le 01/09/2021
Etablissement(s) : Université Paris sciences et lettres
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Lettres, Arts, Sciences humaines et sociales (Paris ; 2010-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : ACS XIXème-XXème Siècle - Architecture, Culture, Société XIXe-XXIe siècles
établissement opérateur d'inscription : Ecole Nationale supérieure d'architecture Paris-Malaquais

Mots clés

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Résumé

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Le travail architectural recouvre un large ensemble de tâches, et il est réalisé par des individus différents statuts d'emploi, parfois situés à des positions antagonistes dans les rapports de production. Mais cette réalité est rarement décrite, et peu théorisée. Cette thèse prend donc pour point de départ ce manque de descriptions et de théories quant à la réalité du travail architectural contemporain, et plus précisément des modes et des rapports de production et de reproduction de l'architecture sous le capitalisme. Contribuer à palier ce manque, que l'on qualifie d'épistémique, devient un objectif de recherche qui permet d'identifier un certain nombre d'invisibilisations idéologiques ainsi qu'un processus de fétichisation du travail par le biais d'arguments esthétiques, techniques, moraux, sociaux voire environnementaux. C'est ensuite depuis l'expérience individuelle du travail, et plus précisément depuis l'expérience de l'exploitation, qu'est traité l'enjeu du travail réel en architecture, à la fois dans les « antres productifs » que sont les agences d'architecture et les chantiers, mais aussi au sein des récents mouvements de syndicalisation de travailleuses et travailleurs en entreprise d'architecture, en France. L'objectif de cette recherche est donc triple : l'identification des invisibilisations produites par la fétichisation du travail architectural ; l'élaboration d'une compréhension du travail architectural réel depuis l'expérience de l'exploitation ; et enfin l'analyse des récents mouvements de syndicalisation de travailleuses et travailleurs en architecture au prisme du « ménage à trois » de la lutte des classes, et donc des contradictions de la classe d'encadrement.