Thèse soutenue

Analyse sémantique des métaphores et comparaisons dans la vulgarisation du biocontrôle par la presse française et états-unienne

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Auteur / Autrice : Boris Monachon
Direction : Michèle MonteHélène Ledouble
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage - linguistique
Date : Soutenance le 07/07/2025
Etablissement(s) : Toulon
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sociétés méditerranéennes et sciences humaines (Toulon ; 2008-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire BABEL (La Garde, Var ; 1998-....)
Jury : Président / Présidente : Mojca Pecman
Examinateurs / Examinatrices : Bénédicte Guillaume, Lise Roy
Rapporteurs / Rapporteuses : Micaela Rossi, Graham Ranger
DOI : 10.70675/dd1c4cb4zc06bz499bzb278z8c8f9811d570

Résumé

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La vulgarisation par les médias d’un domaine scientifique est une étape essentielle pour faire connaître les innovations scientifiques et plus largement pour diffuser une culture scientifique auprès du grand public. Dans la presse, elle s’incarne par des mécanismes langagiers pour reformuler, expliquer, et argumenter en faveur du domaine présenté. L’analogie est l’une des figures les plus souvent rencontrées dans les articles de vulgarisation scientifique. En raison de leur structure même, les métaphores échappent encore aux méthodes de détection automatique en traitement automatique des langues. Cette thèse s’intéresse d’abord aux moyens d’identifier les expressions métaphoriques dans de vastes corpus de presse français et états-uniens, puis elle étudie l’utilisation des analogies (métaphores et comparaisons) dans la vulgarisation par la presse du biocontrôle, un ensemble de méthodes de protection des plantes en agriculture. Sont ainsi répertoriées et analysées les principales analogies (guerre, compétition, nourriture, médecine) qui structurent la présentation du biocontrôle à destination des citoyens non-experts, ainsi que les mécanismes langagiers connexes (structuration par les titres, utilisation de marqueurs métatextuels). La thèse révèle l’existence d’un continuum des emplois analogiques à différents niveaux de vulgarisation, et la description systématique des méthodes de biocontrôle sur le modèle des méthodes de synthèse chimique (pesticides). Elle montre ainsi comment le langage analogique peut représenter un frein à la juste compréhension des innovations scientifiques.