Thèse en cours

Etude du comportement des éléments de protection des accumulateurs Lithium-ion en conditions de court-circuit ou de surintensité à l'échelle d'un système

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 05/12/2024. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Julien Chauvin
Direction : Philippe Azaïs
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : MEP - Mécanique des fluides Energétique, Procédés
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 05/12/2024
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Ingénierie - matériaux mécanique énergétique environnement procédés production (Grenoble ; 2008-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : CEA Grenoble - LITEN
Equipe de recherche : DEHT
Jury : Président / Présidente : Delphine Riu
Examinateurs / Examinatrices : Philippe Azaïs, Serge Pelissier, Guy Friedrich
Rapporteurs / Rapporteuses : Serge Pelissier, Guy Friedrich

Résumé

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Les accumulateurs Lithium-ion, commercialisés dans les années 1990, ont d'abord été utilisés dans des applications portables de faible tension. Grâce à leurs nombreux avantages, notamment leur densité d'énergie massique et volumique élevée, cette technologie a rapidement permis le développement d’applications de plus grande envergure, comme le transport et le stockage stationnaire. Ces systèmes requièrent toutefois des packs batteries assemblant plusieurs centaines ou milliers d'accumulateurs, avec des tensions atteignant actuellement 400 V ou 800 V pour l'automobile, et des niveaux encore plus élevés pour d'autres secteurs comme le maritime, par exemple. Cependant, à mesure que les tensions et courants augmentent dans ces packs de grande taille, garantir la sécurité électrique des accumulateurs devient un défi de plus en plus complexe. En particulier, il existe des situations de défaut électrique (court-circuit et surcharge) de position aléatoire dans le pack pour lesquelles les protections dédiées (fusible, contacteurs) ne peuvent pas agir. C’est par exemple le cas lors d’un crash entraînant une déformation mécanique, lors d’une fuite d'électrolyte ou lors d’un double défaut d'isolement pour une raison quelconque. Les contraintes appliquées aux accumulateurs (courant et tension de défaut) sont alors proportionnelles à la taille et à l’architecture électrique du système. La capacité à interrompre ces contraintes par le ou les dispositifs de protection intégrés dans les accumulateurs, tels que le CID (Current Interrupt Devices), l’OSD (Overcharge Safety Devices), ou les collecteurs fusibles, par exemple, est alors mise en question. Bien que de nombreuses études se concentrent sur le comportement des accumulateurs individuels en cas de court-circuit ou de surcharge, très peu s'intéressent à ces phénomènes à l'échelle d'un système. Dans cette thèse, une nouvelle méthode d'évaluation de la sécurité électrique des accumulateurs, et de leurs éléments de protection, à l'échelle d'un système est proposée. Elle repose sur la reproduction des courants et tensions de défaut d'un assemblage complet à l'échelle d'un accumulateur unitaire, grâce à des moyens électroniques et électrotechniques. Cette approche permet d'étudier avec précision le comportement et les limites en matière de pouvoir de coupure des composants de protection électrique intégrés aux accumulateurs Li-ion et de l’influence sur la sécurité. Deux situations sont étudiées sur des accumulateurs cylindriques au format 18650 et 21700. La première est la surcharge, pour laquelle une caractérisation poussée des performances du CID fut réalisée, notamment à l’aide d’un rayonnement synchrotron (ESRF). Parmi les résultats marquants, un nouveau schéma de test permettant de mieux intégrer la notion de pouvoir de coupure, comblant ainsi une lacune des essais normatifs actuels, fut proposé, permettant de produire une aire de sécurité du couple accumulateur-protection. La seconde est le court-circuit, pour lequel un banc de test inédit a permis de reproduire des courts-circuits allant jusqu’à 1200 A et 92 V sur quatre références d’accumulateurs, démontrant le comportement fusible de leurs collecteurs de courant. Finalement, la méthodologie a été appliquée à une situation de court-circuit (400 V, 7 000 A) dans un pack batterie de type automobile, utilisant des accumulateurs de 37 Ah à 94 Ah de différents formats. Cette dernière étape démontre notamment la faisabilité de la méthodologie à de plus grandes échelles et fournit de premiers résultats quant au fonctionnement et aux limites des protections d’accumulateurs dédiées au marché automobile. Ces résultats pourraient à terme aider au dimensionnement et au positionnement des protections électriques au sein des packs batteries.