Alexandrie, ''machine à cash'' ? : l'économie monétaire fermée de l'Egypte des deux premiers Ptolémées (323-246 av. J.-C.)
| Auteur / Autrice : | Augustin Roche-leveque |
| Direction : | Thomas Faucher, Arnaud Suspene |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Physique des archéomatériaux |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/09/2021 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Montaigne-Humanités |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : ArchéoSciences Bordeaux |
Résumé
Les objectifs de cette thèse sont de caractériser la succession des différents monnayages en argent du roi Ptolémée Ier Sôter (323 – 282 av. J.-C) pour mieux comprendre l’implication historique de la monnaie dans un contexte de mise en place de la thalassocratie lagide. Pour cela, l’étude se fera en plusieurs étapes : dans un premier temps, il s’agit d’établir un corpus des monnaies lagides en argent des deux premiers Ptolémées en se concentrant tout d’abord sur le matériel issu du trésor de Meydancikkale (ou de Gülnar). La combinaison des monnaies issues de ce trésor, de celles provenant d’autres collections publiques (Bibliothèque nationale de France en tête) ainsi que celles issues des collections égyptiennes fournira une base solide pour considérer le monnayage d’argent de Ptolémée Ier Sôter dans son ensemble. Dans un second temps, une étude de coins de ces monnayages sera réalisée afin de mettre à jour le travail déjà effectué par les auteurs de l’étude du trésor de Meydancikkale. Grâce à cette étude de coins, ces monnayages seront recontextualisés dans la mise en place de l’économie monétaire fermée établie par Ptolémée Ier Sôter. Enfin, les aspects monétaires dégagés grâce aux travaux antérieurs seront mis en perspective avec la volonté d’établir une thalassocratie par le premier roi de la dynastie ptolémaïque, notamment en relation avec la mise en place de la flotte lagide et le paiement des soldats. Les résultats de cette thèse permettront à la fois de connaître l’ampleur de la masse monnayée par les deux rois lagides, de la comparer aux revenus en grain et en métaux qui affluaient à la fois de l’intérieur du pays et des possessions extérieures des Lagides (Syrie-Phénicie, Chypre...) et de comprendre comment Alexandrie a pu être non seulement le centre névralgique de la production de monnaies, mais également l’interface entre l’Egypte et le reste de la Méditerranée.