Thèse en cours

Modélisation expérimentale et numérique de la ségrégation verticale en transport de sédiments par charriage : effet du ratio de taille sur la remontée d'un intrus

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AttentionLa soutenance a eu lieu le 24/03/2025. Le document qui a justifié du diplôme est en cours de traitement par l'établissement de soutenance.
Auteur / Autrice : Benjamin Dedieu
Direction : Philippe FreyJulien Chauchat
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Sciences de la Terre et de l’Environnement
Date : Inscription en doctorat le
Soutenance le 24/03/2025
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la Terre de l’Environnement et des Planètes
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut des Géosciences de l’Environnement (IGE)
Jury : Président / Présidente : Alexandre Valance
Examinateurs / Examinatrices : Philippe Frey, Julien Chauchat, Laurent Lacaze, Bruno Chareyre, Pascale Aussillous
Rapporteurs / Rapporteuses : Laurent Lacaze, Pascale Aussillous

Mots clés

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Résumé

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La ségrégation verticale par taille dans le transport de sédiments par charriage impacte les processus de transport sédimentaire et la morphologie du lit des rivières. Pour améliorer les modèles de transport sédimentaire, il est essentiel de comprendre les mécanismes responsable de la ségrégation à l’échelle granulaire. Cette thèse examine la ségrégation verticale d’une particule intruse au sein d'un lit granulaire monodisperse composé de particules plus petites, en mettant l’accent sur l’impact du ratio de taille entre l’intrus et les particules environnantes. Des expériences en canal ont été réalisées pour différents ratios de taille, avec de nombreuses répétitions, afin d’analyser la cinématique de l’intrus. Les résultats révèlent une transition de régime entre un comportement de traceur passif pour un ratio de taille égal à 1, jusqu’à un ratio proche de 2 : à mesure que le ratio de taille augmente, les données montrent une moindre variabilité et la trajectoire spatiale de l'intrus devient plus linéaire avec une pente plus raide. Au-delà, pour des ratios de taille plus élevés, la pente se stabilise à une valeur constante, tandis que le temps nécessaire pour que l’intrus atteigne la surface du lit augmente. Un modèle cinématique a été développé pour prédire la durée de ségrégation en fonction de la profondeur de l’intrus et du ratio de taille, en intégrant un coefficient de dérive dépendant du ratio de taille, qui reflète un décalage de vitesse entre l’intrus et les particules environnantes dans le sens de l'écoulement. Des simulations par éléments discrets reproduisant la configuration expérimentale avec des parois latérales, restituent avec succès les tendances observées expérimentalement. Quantitativement, les simulations donnent des durées de ségrégation plus courtes et des pentes de trajectoires plus faibles, attribuées à une vitesse granulaire plus élevée dans le sens de l'écoulement, bien que les coefficients de dérive restent cohérents avec les expériences. Des simulations sans parois latérales ont été réalisées pour éliminer les effets de bord et fournir un cadre plus général pour l’étude de la ségrégation par taille. Les comparaisons avec les simulations avec parois latérales, réalisées avec le même forçage fluide, montrent que les parois ralentissent l’écoulement granulaire. Par conséquent, les durées de ségrégation et les pentes des trajectoires spatiales sont plus faibles en l’absence de parois. Des considérations cinématiques montrent que la vitesse de l’intrus dans le sens de l'écoulement correspond à celle des particules du lit situées plus bas, à une distance qui augmente linéairement avec le ratio de taille et converge vers environ $-2/3$ du rayon de l’intrus. Sur cette base, un modèle plus général du coefficient de dérive a été développé. Une analyse dynamique révèle d’importantes fluctuations de force, qui, une fois moyennées, montrent que le poids apparent de l’intrus est équilibré par les forces de contact, avec une faible force résiduelle agissant dans la direction de la ségrégation. La pression granulaire et les contraintes de cisaillement calculées à la surface de l’intrus atteignent un maximum au niveau de son quart inférieur aval, avec une magnitude augmentant linéairement avec le ratio de taille.