Voie d'accouchement dans les pays à revenu faible et intermédiaire : facteurs non cliniques influençant la prise de décision
Auteur / Autrice : | Camille Etcheverry |
Direction : | Alexandre Dumont |
Type : | Projet de thèse |
Discipline(s) : | Epidemiologie ed 393 |
Date : | Inscription en doctorat le Soutenance le 21/11/2024 |
Etablissement(s) : | Université Paris Cité |
Ecole(s) doctorale(s) : | ED 393 École doctorale Pierre Louis de santé publique : épidémiologie et sciences de l'information biomédicale |
Jury : | Examinateurs / Examinatrices : François Goffinet, Henri-jean Philippe, Ana pilar Betran lazaga, Valérie Briand, Véronique Filippi, Alexandre Dumont |
Rapporteurs / Rapporteuses : Valérie Briand, Véronique Filippi |
Mots clés
Résumé
Les taux mondiaux de césariennes ont considérablement augmenté au cours des 30 dernières années, sans bénéfices évidents pour la santé maternelle. L'objectif de cette thèse, réalisée au sein d'un projet international (Argentine, Burkina Faso, Thaïlande et Vietnam), était de mieux comprendre les facteurs maternels et organisationnels non cliniques conduisant à l'augmentation des taux de césarienne dans les hôpitaux d'étude, pour informer la mise en oeuvre d'interventions efficaces afin d'inverser la tendance dans ces hôpitaux. A partir des données d'une enquête transversale menée auprès de femmes venant d'accoucher dans les 32 hôpitaux participants au projet, nous avons évalué les facteurs maternels, en particulier la préférence des femmes, et les facteurs organisationnels qui influencent le recours à la césarienne dans une population de femmes à bas risque. Plusieurs modèles de régression logistiques multi-niveaux et une analyse par score de propension ont été mobilisées pour mesurer les associations entre les facteurs étudiés et la voie d'accouchement. Les résultats montrent que la préférence des femmes pour la césarienne augmente leur probabilité d'accoucher par césarienne. Cette préférence reste faible dans les hôpitaux mais plus fréquente chez les femmes nullipares et basée sur la peur de la douleur et de l'accouchement. Enfin, des normes organisationnelles et la charge de travail excessive des professionnels de santé contribuent à la pratique excessive de la césarienne. Ces résultats suggèrent le besoin de soutenir les femmes et leurs préférences, de renforcer les ressources humaines et physiques dans les salles d'accouchement et d'optimiser l'organisation des soins dispensés aux femmes enceintes.