Réensauvager les espaces maritimes en Europe ; constitution des dispositifs du rewilding et critères de légitimation (scientifiques, politiques et sociaux) au regard des politiques de protection de la nature
| Auteur / Autrice : | Ariane Cornerier |
| Direction : | Grégory Quenet, Bruno Villalba |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sciences Politiques |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2021 |
| Etablissement(s) : | université Paris-Saclay |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Sciences Sociales et Humanités |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre d'Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines |
| Référent : Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Depuis les années 1990, les initiatives de réensauvagement en Europe ont pour but de créer des espaces protégés sur espaces à haute naturalité. Crise climatique planétaire, érosion croissante de la biodiversité et inaction climatique des Etats sont autant d'arguments mobilisés par les défenseurs du réensauvagement. Ces derniers visent à redéfinir le rapport à la nature sauvage, remettre en cause les politiques environnementales de protection de la nature et sont vecteurs de nouveaux partages spatiaux entre humains et animaux non-humains. Ce mouvement de réflexion et de propositions internationales transforme les termes et les finalités du débat sur la conservation du vivant. Trois enjeux posés par les initiatives ont été identifiés. Premièrement sur le plan théorique : quelle place spatiale et culturelle pour le sauvage en Europe ? Ensuite sur le plan législatif et politique : dans quelle mesure le mouvement met en tension les cadres normatifs et pratiques de la conservation patrimoniale ? Enfin, les initiatives s'étendent de plus en plus aux espaces maritimes : quelle adaptation de la notion en contexte marin ? Le travail de recherche tentera d'éclaircir ces différents points à partir d'une approche empirique et comparative de différents sites de réensauvagement se déroulant dans l'espace européen. Sur chaque site, l'analyse sera portée par une approche fortement interdisciplinaire. D'une part en mobilisant l'histoire environnementale pour restituer l'histoire des lieux par les archives, l'interconnexion entre les dynamiques culturelles et écologiques, pour éclairer la reconfiguration des usages et les implications du retour au sauvage. D'autre part, la science politique environnementale par l'analyse des jeux de pouvoirs entre les acteurs traditionnels de l'aménagement du territoire et les acteurs du réensauvagement.