La confiscation pénale
| Auteur / Autrice : | Valentin Rambour |
| Direction : | Morgane Daury |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Droit Penal et sciences criminelles |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/10/2021 |
| Etablissement(s) : | Amiens |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale en Sciences humaines et sociales |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : CEPRISCA Centre de Droit privé et de Sciences Criminelles d'Amiens |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Existante depuis des siècles dans l'histoire du droit pénal français, la peine de confiscation a connu ces dernières décennies un rebond. Pour que 'le crime ne paie pas', son domaine a été considérablement étendu et les moyens de sa mise en uvre renforcés, notamment par la création de l'agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués, créée en 2010. L'Union européenne s'est également saisie du sujet, au travers de plusieurs directives relatives à la confiscation des produits, des instruments et des biens en rapport avec le crime et de reconnaissance mutuelle des décisions de confiscation, qui ont donné lieu à une jurisprudence fournie de la CJUE. Mais cette évolution s'est aussi traduite par une complexification redoutable de la matière qui porte atteinte à son efficacité. En outre, cette peine heurte le droit de propriété et le droit à la vie privée et familiale avec lesquels la Cour européenne des droits de l'homme tente de l'articuler. Il est donc nécessaire aujourd'hui tout d'abord d'éclaircir la notion de confiscation pénale en la confrontant aux divers critères de la peine afin de bien la distinguer de la confiscation non pénale qui existe dans d'autres pays européens. Ensuite seulement, une réflexion pourra être menée sur le régime de la confiscation dont la simplification apparaît comme une condition sine qua non à la fois de l'efficacité et du respect des principes fondamentaux protecteurs des droits de l'homme.