Les pratiques et les perceptions des espaces de nature par les enfants en contexte de loisir : quelles relations à la nature lors des séjours campés ?
| Auteur / Autrice : | Valentin Alibert |
| Direction : | Sylvain Guyot, Anne-Caroline Prévot-Julliard |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Geographie |
| Date : | Inscription en doctorat le 16/07/2021 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | Montaigne-Humanités |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : UMR Passages |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Cette thèse souhaite s’intéresser aux relations tissées par les enfants avec le vivant qui les entoure lorsqu’ils pratiquent des espaces de nature. Il vise à questionner le rôle des activités ludiques et des interactions entre pairs dans la manière dont les espaces de nature sont perçus et vécus par les enfants. L’objet de recherche concerne à la fois la territorialité des enfants au sein des espaces de nature et les relations qu’ils tissent avec les autres formes de vivant. La perception sensorielle et les émotions liées à ces espaces constituent deux axes de recherche du projet de thèse. Le dispositif méthodologique souhaite s’appuyer sur la participation des enfants à la recherche, notamment sous forme ludique. Enfin, le terrain construit concerne les sorties et séjours campés proposés par les mouvements scouts, dont l’immersion permet de travailler la question de la territorialité et de l’autonomisation des enfants au sein des espaces de nature. Philippe Descola a présenté quatre grandes ontologies liées au rapport entre humains et non-humains, remettant en cause l’universalité de la dichotomie occidentale nature-culture (Descola, 2005). Je définis ici le terme de nature en m’appuyant sur le glossaire de l’IPBES : en parlant de nature, je me réfère à l’ensemble des formes du vivant (biodiversité) et aux relations tissées par les différentes espèces au sein des écosystèmes, y compris avec les humains. Je mobilise cette définition située du côté de l’ontologie naturaliste (Descola, 2005) car la recherche que je propose porte sur le contexte des sociétés occidentales dites « modernes » (Escobar, 2007). Quant au terme « espaces de nature », je l’utilise pour désigner les espaces où les enfants ont la possibilité d’interagir avec la biodiversité, y compris sous des formes ordinaires : parcs, jardins et terrains vagues sont inclus sous ce terme.