Origine de l'émission diffuse non-thermique détectée au centre Galactique
| Auteur / Autrice : | Dilruwan Dehiwalage Don |
| Direction : | Gilles Henri, Maïca Clavel |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Astrophysique et milieux dilués |
| Date : | Soutenance le 30/09/2024 |
| Etablissement(s) : | Université Grenoble Alpes |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale physique (Grenoble, Isère, France ; 1991-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble (Isère, France ; 2011-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Cecilia Ceccarelli |
| Examinateurs / Examinatrices : Anne Decourchelle, Pierre Cristofari | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Régis Terrier, Daryl Haggard | |
| DOI : | 10.70675/5d998ed8z1476z48d8za4ebz9c2ea7c7939c |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
L'émission diffuse au centre Galactique fait l'objet de nombreuses recherches à toutes les échelles spatiales et dans tous les domaines de longueurs d'onde. En effet, elle trace les interactions pouvant se produire sur des échelles de temps très longues et aide ainsi à comprendre l'origine des apports d'énergie qui ont façonné cette région complexe au cours des derniers millions d'années. En rayons X, l'émission détectée est principalement d'origine thermique, mais il existe une composante non-thermique tracée par la raie de fluorescence du fer neutre à 6.4 keV. Depuis sa découverte dans les années 90, cette émission non-thermique a fait l'objet d'observations régulières qui ont permis de mettre en évidence son caractère fortement variable. Il s'agit d'un phénomène de réflexion d'une émission en rayons X passée se propageant actuellement dans la matière moléculaire située dans les 300 parsecs autour du trou noir supermassif central, Sagittarius A*. Les éruptions passées du trou noir supermassif à l'origine de ces échos sont intenses mais relativement brèves (10-20 ans maximum) ce qui signifie que la couverture temporelle des observations XMM-Newton est maintenant suffisante pour permettre de cartographier l'émission sous-jacente, avant ou après le passage des échos. L'objectif de la thèse sera de produire la première description morphologique et spectrale de cette émission résiduelle, puis de réaliser une modélisation réaliste des scénarios envisagés pour expliquer son origine. Ceci permettra d'utiliser les contraintes observationnelles obtenues pour tester leur validité et ainsi fournir des contraintes fortes sur l'activité passée de Sgr A* et le taux de rayons cosmiques de faible énergie se propageant dans la région.