Efficacité et tolérance des traitements ciblés du rhumatisme psoriasique : études de cohorte en « vraie vie » à partir des données du Système National des Données de Santé
| Auteur / Autrice : | Laura Pina--vegas |
| Direction : | Émilie Sbidian, Pascal Claudepierre |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Santé publique - recherche clinique |
| Date : | Inscription en doctorat le 01/11/2020 |
| Etablissement(s) : | Paris 12 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Santé Publique (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne ; 2015-...) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Epidemiology in Dermatology and Evaluation of therapeutics |
Mots clés
Résumé
Le rhumatisme psoriasique (RhPso), rhumatisme inflammatoire chronique appartenant à la famille des spondyloarthrites, n'est pas seulement associé aux maladies inflammatoires (psoriasis, spondylarthrite ankylosante, uvéite et maladies inflammatoires chroniques de l'intestin), mais semble également accroître la prévalence de nombreuses comorbidités et notamment les maladies cardiovasculaires, l'obésité, le diabète, et a fortiori le syndrome métabolique, les maladies rénales, les hépatopathies non alcooliques, l'ostéoporose ou encore la dépression. La prise en charge du RhPso a nettement évolué ces dernières années aux vues des nouvelles stratégies de soins et des nombreuses avancées thérapeutiques. Toutefois, les données concernant la persistance thérapeutique en vie réelle des molécules de seconde ligne, et notamment des biological drug modifing the activity of the rheumatic disease (bDMARD), et les facteurs associés au maintien parmi les patients présentant un RhPso sont éparses. Ces traitements peuvent également influer sur la consommation des molécules souvent co-prescrites (antalgiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens [AINS], corticoïdes, ) et sur l'incidence de différentes comorbidités. Cependant les données concernant spécifiquement le RhPso sont très limitées. Ainsi, l'objectif de ce travail de thèse sera d'évaluer l'efficacité et la tolérance des bDMARDs dans une population de patients présentant un RhPso. Pour cela, nous mènerons une étude de cohorte sur base médico-administrative (Système National des Données de Santé [SNDS]). Nous inclurons tous les adultes présentant un RhPso (code spécifique CIM-10 M07) et initiant un bDMARD (pas de délivrance d'un bDMARD l'année précédant cette dispensation) entre le 01/01/2015 et le 31/12/2022. Le premier objectif spécifique sera d'évaluer la persistance (durée séparant l'initiation de l'arrêt du traitement) des bDMARDs en première ligne thérapeutique pour l'ensemble de la cohorte et pour chaque molécule en utilisant la méthode de Kaplan-Meier, puis d'étudier les facteurs associés au maintien, à l'aide d'un modèle de Cox pondéré par un score de propension. Le deuxième objectif spécifique sera d'estimer l'impact des bDMARDs sur la consommation des co-prescriptions médicamenteuses (consommation d'AINS évaluée par le score ASAS-AINS, consommation de prednisone évaluée par la dose totale quotidienne et la quantité de traitement délivrée, consommation d'antalgiques évaluée par la dose totale quotidienne et la quantité de traitement délivrée par palier). Pour cela, la consommation sera calculée dans les 6 mois précédents l'initiation du bDMARD, puis 6 mois après une période de « neutralité » de 3 mois (nécessaire à l'obtention d'une efficacité du traitement) suivant l'initiation du bDMARD, et comparée à l'aide d'un test du Chi-2. Le troisième objectif spécifique sera d'évaluer la prévalence des comorbidités associées au RhPso, repérée à l'aide des codes CIM-10 en résumé d'hospitalisation et des médicaments spécifiques de la pathologie à l'étude, et, plus spécifiquement, d'estimer l'impact des bDMARDs sur l'incidence du syndrome métabolique, de l'ostéoporose et de la dépression (repérage de ces comorbidités dans les 6 mois précédents et les 12 à 18 mois suivants l'initiation du bDMARD). Les comparaisons seront réalisées à l'aide d'un test du Chi-2.