Thèse en cours

Rails et trames urbaines. Le potentiel de la Petite Ceinture à Paris et duchemin de fer abandonné au Liban

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Auteur / Autrice : Christelle El hage
Direction : Cristiana MazzoniChristiane Sfeir
Type : Projet de thèse
Discipline(s) : Aménagement de l'espace, Urbanisme
Date : Inscription en doctorat le 09/11/2020
Etablissement(s) : Université Gustave Eiffel
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Ville, Transports et Territoires
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : IPRAUS - Institut Parisien de Recherche Architecture Urbanistique Société

Résumé

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Cette thèse évalue les enjeux sociaux, paysagers et écologiques concernant la reconquête d'une infrastructure ferroviaire abandonnée en vue de son utilisation comme espace public –le secteur nord de la Petite Ceinture de Paris - dans le but d'élaborer des critères liés aux bonnes pratiques, des orientations et des repères pertinents pour l'analyse du tronçon urbain de la ligne ferroviaire du Liban à Beyrouth. Nous partons de l'hypothèse que ces lignes abandonnées, ces espaces vacants, ces interstices, ces “restes” (Serfaty-Garzon, 1991) offrent des opportunités de réaménagement urbain, ou des refuges pour une vie urbaine informelle. Ils sont aussi des réservoirs de biodiversité, des trames écologiques. Qu'elles soient linéaires, transversales ou en ceinture, situées à proximité des gares, aux portes des villes, ces friches influencent la structure et l'organisation urbaine de la ville en privilégiant le retour de la nature en ville par une reconquête de la faune ou de la flore et la reprise de certaines activités humaines. Nos recherches s'articulent autour de plusieurs disciplines fondamentales telles que l'urbanisme, l'histoire de la ville et des infrastructures, les études paysagères. Entre réflexions patrimoniales et enjeux de conception de la ville, la lecture transversale de la reconversion des voies ferrées abandonnées alimente des questions cruciales pour l'avenir actuel de nos villes. Pour répondre à cette problématique, la thèse s'appuie sur une base théorique composée principalement des écrits et réflexions de l'école territorialiste italienne et en particulier des ouvrages clés d'Alberto Magnaghi tels que Le projet local (Magnaghi, 2003)et La conscience du lieu (Magnaghi, 2017). D'autre part, des recherches sont convoquées sur le potentiel des infrastructures abandonnées dans les villes, en prenant comme référence les travaux du laboratoire LEAP-Montréal (laboratoire d'études des architectures potentielles) ainsi que les travaux au sein de l'UMR-AUSser sur le patrimoine ferroviaire (K. Bowie). Enfin, nous nous pencherons sur les travaux du laboratoire CERDA au Liban afin d'approfondir l'approche méthodologique en travaillant en parallèle avec le concept de la méthode phénoménologique dans la ville. Au-delà des apports théoriques, cette thèse mettra en valeur, à travers une plateforme numérique qui intègre les systèmes d'information géographique (SIG), les données quantitatives et qualitatives récoltées à partir de diverses sources, notamment des archives historiques, les données démographiques, les données économiques et les dossiers d'urbanisme, ainsi que les enquêtes qualitatives de terrain menées à Paris et à Beyrouth, à partir d'une analyse territoriale, sociale et paysagère spécifique aux deux sites.