Pour le service de Dieu et du Roi: la gestion de l'information des chapelles de la couronne (Portugal, XVe-XVIIe siècles)
| Auteur / Autrice : | Abel Rodrigues |
| Direction : | Olivier Poncet, Maria de Lurdes Rosa |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Histoire moderne et contemporaine |
| Date : | Inscription en doctorat le 08/09/2020 |
| Etablissement(s) : | Université Paris sciences et lettres en cotutelle avec Nouvelle université de Lisbonne |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Histoire moderne et contemporaine |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Centre Jean Mabillon |
| établissement opérateur d'inscription : École nationale des chartes (Paris) |
Mots clés
Résumé
La condition statutaire « Chapelles de la Couronne » s'imposa pour définir la condition des propriétés fidéicommissaires inaliénables (chapellenies et majorats ayant intercessions funèbres) dont l'administration était devenue vacante en faveur du roi, surtout en raison de l'extinction de la lignée du fondateur (moins fréquemment, pour d'autres raisons telles que les confiscations et les re-dons en période d'instabilité politique, la possibilité de donner des biens sous la forme d'un majorat et la juridiction sur le majorat formé par les terres de la Couronne après la Lei Mental) . Sous cette forme, la Couronne a mis de l'avant son droit et son devoir d'assurer l'exécution des legs pieux, tout en maintenant une attitude à la fois régulatrice et moralisatrice sur le système de fondations pieuses. Cette intervention royale dans le domaine des chapelles et des majorats a connu plusieurs phases. Quoiqu'intrinsèquement liées au contexte dans lequel ces étapes se sont déroulées, celles-ci doivent être lues en continu, comme s'il s'agissait d'un processus de sédimentation. Il nous semble indéniable que l'intervention de la Couronne dans ce processus a débuté avec les lois du roi Édouard (1433-1438), lors d'une période où clergé a résisté pour défendre ses prérogatives. Il s'ensuit une phase de consolidation de la volonté royale dans cette matière avec Alphonse V (1438-1491) et, plus tard, on observe le triomphe du réformisme avec Jean II (1481-1495) et Emmanuel Ier (1495-1521). L'expérience du gouvernement philippin (1580-1640) permit le déploiement de la Cour des Chapelles Royales (Juízo das Capelas da Coroa), créé en 1604, tout en encadrant l'action de Tomé Pinheiro da Veiga, qui dirigea une commission royale initiée en 1619, dans le but de réaliser un diagnostic complet de l'univers des Chapelles de la Couronne. Dans cette étude interprétative, nous avons l'intention de fournir une vue globale du monde fondateur médiéval, en ce qui concerne les Chapelles de la Couronne, à travers la reconstitution virtuelle de deux grands fonds documentaires: l'institution dirigée par le Proviseur des Residuos et Chapelles de Lisboa et son circuit (Provedoria das Capelas de Lisboa e seu termo), en le distinguant de l'Hôpital de Todos-os-Santos, auquel il était attaché; et la Commission des chapelles aliénées (Comissão das Capelas sonegadas), dirigée par Tomé Pinheiro da Veiga à partir de 1619, dans le cadre du Juízo das Capelas da Côroa (Cour des Chapelles de la Couronne (1604-1832).