Renouveau du cinema documentaire sur les animaux depuis les années 2000 : essor d'une approche contemplative
| Auteur / Autrice : | Alice Rosenthal |
| Direction : | Antony Fiant |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Arts |
| Date : | Inscription en doctorat le 20/10/2020 |
| Etablissement(s) : | Rennes 2 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Arts, Lettres, Langues (Bretagne) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Arts : pratiques et poétiques (Rennes) |
Mots clés
Mots clés libres
Résumé
Dans cette thèse de recherche-création en études cinématographiques, je souhaite explorer une tendance du cinéma d’auteur contemporain apparue dans les années 2000 avec des documentaires contemplatifs sur les animaux — que l’on pense à Sweetgrass (2009) de Lucien Castaing-Taylor et Ilisa Barbash, Bovines (2011) d’Emmanuel Gras, Bestiaire (2013) de Denis Côté ou encore Gunda (2020) de Viktor Kossakovsky. Mise en lumière par différents chercheurs et critiques de cinéma — voire revendiquée par les réalisateurs eux-mêmes —, cette veine se distingue par la remise en cause de la dramaturgie, la non-discursivité et l’utilisation de la technique cinématographique pour se rapprocher d’une perspective non-humaine. À contre-courant de toute une tradition audiovisuelle au sein de laquelle la représentation des animaux, marquée par l’anthropocentrisme, se borne à une finalité divertissante ou éducative — notamment grâce à la mise en valeur de l’action — ces films invitent à porter une attention, précise et patiente, aux autres formes de vie que sont les vies animales non-humaines. Grâce au label Recherche-Création, je me propose de poursuivre ces réflexions théoriques par la réalisation de PIG, court-métrage sensoriel sur les porcs bretons. Bien que le cochon soit un animal phare de la région — avec deux fois plus de porcs que d’habitants — il est très rare d’en observer car les élevages, majoritairement intensifs, sont clos. En portant attention à la vie des cochons dans ce qu’a a priori de plus ordinaire, je souhaite inviter le spectateur à s’engager dans un acte de contemplation — interrogeant par là-même notre rapport à ces animaux d’élevage dédiés à la consommation.