Les déterminants de la dollarisation financière et de la confiance monétaire en République Démocratique du Congo
| Auteur / Autrice : | Pathou Kavena lukau |
| Direction : | Jean-François Ponsot, Antoine Kamiantako miyamueni |
| Type : | Projet de thèse |
| Discipline(s) : | Sciences économiques |
| Date : | Inscription en doctorat le 26/02/2021 |
| Etablissement(s) : | Université Grenoble Alpes |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale sciences économiques |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Pacte, Laboratoire de sciences sociales |
Mots clés
Résumé
L'objectif de cette thèse est d'examiner et d'identifier les déterminants de la dollarisation financière et de la confiance monétaire en République Démocratique du Congo. Elle analyse comment l'instabilité macroéconomique, la fragilité institutionnelle, les chocs externes, l'hyperinflation, la dépréciation de la monnaie nationale et l'instabilité institutionnelle, ont conduit à une forte dollarisation de l'économie congolaise. La méthodologie utilisée s'appuie sur une approche duale combinant d'une part une analyse macroéconomique quantitative, et d'autre part une approche institutionnaliste qualitative. L'approche qualitative permet de dégager le rôle des déterminants institutionnels, en particulier la perte de légitimité de l'autorité monétaire, l'extractivisme minier et l'extraversion de l'économie congolaise, dans la dégradation de la confiance en la monnaie domestique. Sur le plan quantitatif, des techniques économétriques, notamment le modèle vectoriel à correction d'erreur (VECM), sont utilisées pour identifier l'impact des variables telles que l'inflation, le taux de change, la croissance économique et les cours miniers sur la dollarisation. Les résultats soulignent comment la dollarisation résulte de la combinaison de facteurs macroéconomiques, financiers et institutionnels qui, ensemble, réduisent l'efficacité de la politique monétaire de la Banque Centrale du Congo. Il en est déduit une série de prescriptions visant à engager une stratégie de dédollarisation fondée sur des réformes institutionnelles, la stabilisation macroéconomique, l'amélioration de la crédibilité de la politique monétaire et la reconstruction de la confiance des agents économiques dans le franc congolais.