Biocontrôle des champignons ochratoxinogènes par les bactéries lactiques endogènes du café dans un contexte de réchauffement climatique

par Claudia Lopez Rodriguez

Projet de thèse en Biotechnologie et Microbiologie

Sous la direction de Sabine Schorr-galindo et de Angel Medina vaya.

Thèses en préparation à Montpellier en cotutelle avec l'Université de Cranfield , dans le cadre de Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau , en partenariat avec QUALISUD - Démarche intégrée pour l'obtention d'aliments de qualité (laboratoire) depuis le 01-10-2020 .


  • Résumé

    Les mycotoxines sont des métabolites secondaires de faible poid moléculaire produits par des champignons filamenteux. Les champignons mycotoxigènes poussent dans une large gamme de cultures et peuvent produire une ou plusieurs mycotoxines. En particulier, le café est une culture d'exportation économiquement importante de nombreuses régions tropicales / subtropicales du monde. Malheureusement, depuis longtemps, on sait que la manipulation du café dans de nombreuses régions du monde rend cette culture sujette à la contamination par l'ochratoxine A (OTA). De nombreuses études à travers le monde ont souligné que, dans le café, les espèces appartenant au genre Aspergillus sections Circumdati et Nigri sont responsables de la contamination par la toxine. En raison de la grande stabilité de l'OTA, une fois qu'il est présent dans les grains de café, il est presque impossible de réduire sa concentration sans endommager les caractéristiques organoleptiques du produit final. Une étape clé dans la transformation du café est la fermentation des grains où une nette augmentation de la concentration d'OTA a été identifiée. Une solution potentielle pour contrôler la croissance des champignons producteurs et donc l'accumulation d'OTA dans les grains de café pourrait être le contrôle de ces micro-organismes en utilisant une stratégie de lutte biologique. On s'inquiète de l'impact possible des facteurs de changement climatique (CC) sur la production de café et en raison des limites législatives qui existent dans de nombreux pays importateurs. Ainsi, si un candidat de lutte biologique approprié doit être trouvé, il faut tenir compte des facteurs environnementaux changeants et donc examiner les espèces clés impliquées dans la contamination du café par l'OTA ainsi que les candidats au contrôle biologique pour évaluer comment les facteurs CC peuvent avoir un impact sur la résilience de ces interactions.

  • Titre traduit

    Biocontrol of ochratoxinogenic fungi by endogenous lactic acid bacteria of coffee in a context of global warming


  • Résumé

    Mycotoxins are low-molecular-weight secondary metabolites produced by filamentous fungi. Mycotoxigenic fungi grow in a wide range of crops and can produce one or more mycotoxins. In particular, coffee is an economically important export crop from many tropical/sub-tropical regions of the world. Unfortunately, since long time ago it is known that the handling of coffee in many parts of the world make this crop prone to ochratoxin A (OTA) contamination. Many studies around the world have pointed out that, in coffee, species belonging to the genus Aspergillus sections Circumdati and Nigri are responsible for the toxin contamination. Due to the high stability of OTA, once it is present in the coffee beans it is almost impossible to reduce its concentration without damaging the organoleptic characteristics of the final product. A key step in coffee processing is the fermentation of the beans where a clear increase in OTA concentration has been identified. A potential solution to control the growth of the producing fungi and hence the OTA accumulation in coffee beans could be the control of these microorganisms using a biocontrol (BC) strategy. There are concerns of the possible impact on climate change (CC) factors on coffee production and because of the legislative limits which exist in many importing countries. Thus, if a suitable BC candidate is to be found consideration has to be given to the changing environmental factors and hence examine the key species involved in contamination of coffee with OTA and also the biocontrol candidates to evaluate how CC factors may impact the resilience of such interactions.